| Le pouvoir en place est en
train de liquider la nation argentine et son
peuple travailleur. La crise a touché fond
avec la séquestration des dépôts bancaires et
la banqueroute généralisée des finances
publiques. Les De la Rua et Cavallo, les
Menem, Duhalde et Ruckauf sont les
responsables de la catastrophe sociale, de la
désorganisation économique et même de la vie
de millions d'Argentins. Le peuple n'en
pouvait plus qui, face à cette énorme
dégringolade, est en train de se mobiliser et
de s'organiser : il gagne la rue, coupe les
routes, occupe les usines, manifeste devant
les sièges du pouvoir ; il s'auto-convoque en
assemblées populaires, en comité de
travailleurs actifs et chômeurs, en
assemblées plénières ouvrières, en
coordinatrices de syndicats en lutte. C'est
pour cela même que nous répudions et rejetons
l'état de siège et la tentative d'un
gouvernement en décomposition de réprimer le
peuple en lutte.
L'Argentine de la banque et du grand
capital est dissoute : nous nous retrouvons,
cette année, avec une des plus grandes
récoltes de l'histoire mais avec une
multitude d'affamés, un appareil productif
paralysé et une masse sans précédent de
chômeurs. C'est l'étape terminale d'un
système d'exploitation, d'une certaine
organisation économique, sociale et
politique. Basta !
Nous, les organisations soussignées,
déclarons qu'il existe une issue. Cette issue
est cependant incompatible avec les intérêts
de ceux qui font la promotion du chaos et de
la défaite, du capital financier, du monopole
capitaliste national et étranger... Ni la
dollarisation ni la dévaluation promues par
les secteurs dominants ne pourront nous
arracher à cette pénurie sans fin : de telles
mesures ne sont que des variantes, et un tour
de vise supplémentaire, dans la confiscation
des fruits de notre travail.
Qu'ils s'en aillent ! Il nous faut finir
avec les De la Rua, Cavallo et les
gobernadores qui cherchent à
s'arranger avec les voleurs du FMI. Se sont
eux qui doivent payer la crise : les
banquiers, les corporations du grand capital,
les monopoles privatisants qui se sont
approprié le patrimoine public. Il faut
nationaliser la banque, libérer les salaires
et les dépôts bancaires [ceux-ci ont été
séquestrés. NDLR] des travailleurs, des
petits producteurs et commerçants. Il faut
geler les fonds millionnaires des grands
voleurs qui ont déjà sorti du pays 150 000
millions de dollars. Il faut que redeviennent
publics tous les services qui ont été
privatisés. Il faut, d'ores et déjà, cesser
de payer la dette externe. Sur ces bases là,
et sur la base d'un plan national des
travailleurs, il faut réorganiser l'économie
et remettre ainsi en marche la production
paralysée.
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Pour cela, il est nécessaire que le peuple
délibère et gouverne, que se multiplient les
assemblées populaires, les comités de
travailleurs actifs et chômeurs, les
assemblées plénières ouvrières..., que chaque
quartier, chaque province élise des délégués
pour nous diriger vers la constitution d'une
Assemblée/Congrès populaire national qui
mettra en pied une autre Argentine. C'est là
une condition sine qua non pour élever un
pouvoir structuré face à la décomposition du
pouvoir en place. Une autre Argentine : ni
celle du PJ, ni celle de l'Alliance, ni celle
des soi-disant "progressistes", mais une
Argentine des travailleurs, celle qui
expropriera nos éternels expropriateurs.
POUR UNE SOLUTION OUVRIERE
ET POPULAIRE
A BAS L'ETAT DE
SIEGE
NON AU FMI
NON AU PAIEMENT DE LA
DETTE EXTERIEURE
NATIONALISATION DE LA
BANQUE
RE-ETATISATION DES
AFJP
SOUTIEN A TOUTES LES
LUTTES DES TRAVAILLEURS
POUR UN PLAN DE LUTTE
NATIONALE PROGRESSIF ET ECHELONNE JUSQU'A LA
DEFAITE DE CE SYSTEME
LIBERTE POUR ALI, CASTELLS
ET TOUS LES PRISONNIERS
PAS DE PROCES CONTRE LES
TRAVAILLEURS EN LUTTE
PC (Parti Communiste)
MST (Mouvement Socialiste des
Travailleurs)
PO (Politique Ouvrière)
MAS (Mouvement vers le Socialisme)
LSR (Ligue Socialiste Révolutionnaire)
FOS (Front Ouvrier et Socialiste)
CS (Convergence Socialiste)
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