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Argentine - Publié dans l'Internationaliste n°42
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Unifier la gauche pour proposer une issue ouvrière et socialiste

Déclaration de Convergence Socialiste du 3 janvier 2002
Section sympathisante de la LIT en Argentine

Nous, socialistes révolutionnaires (trotskistes), nous saluons tous les combattants et activistes qui, héroïquement, se sont affrontés à l'état de siège et à la répression policière.

Ils ont ainsi réalisé l'aspiration majoritaire des masses : chasser les "infâmes traîtres à la patrie" qui se sont servi du gouvernement pour affamer la population par les ajustements et massacrer par les armes les manifestants pacifiques de la Place de Mai. Plus jamais de corrompus et d'assassins! Jugement et châtiment pour les responsables ! Pas de confiance à leurs successeurs !

Nous rendons hommage aux victimes du terrorisme de l'Etat génocide, et nous exhortons tous les hommes et femmes en lutte à la continuer, la consolider et la centraliser à travers les organismes nationaux de coordination. Ainsi, cette première victoire ne nous sera pas usurpée par les camarillas de politiciens opportunistes qui sont, et continueront d'être, les complices de la corruption.

Pas de trêve ni de "concertation" : il faut empêcher que les opportuniste et démagogues, connus de tous, usurpent la victoire populaire.

Il faut maintenir la mobilisation contre l'association illicite des députes et sénateurs, cette Assemble Législative fabriquée de toutes pièces pour ressusciter le pouvoir de l'oligarchie moribonde, pour donner l'impunité à ceux qui saccagent le patrimoine national, pour voter et s'attribuer des pouvoirs spéciaux et se préparer, désormais sous d'autres visages, à "restructurer" le bradage du pays.

Pas de confiance dans le président surgi de la " interna péronista", pas plus que dans les opposants de "l'interna radical..." Leurs déclamations sont aussi fausses et démagogiques que leur annonce de non paiement de la dette externe, simple effet de manche pour se poser en héros d'une soi-disant "décision politique". Un tel mensonge occulte une réalité : l'incapacité qu'ils ont à la payer, cette dette.

Fausse, également, leur soi-disant solution consistant à continuer les ajustements pour restructurer la dette, ce qui ne ferait qu'endetter d'avantage et à jamais le pays : voilà, en définitive, ce que voulaient faire Cavallo et De la Rua.

Voici l'unique alternative possible : soit une issue ouvrière et populaire, soit une issue patronale et impérialiste.

Devant le fait évident que les partis et dirigeants de la bourgeoisie ne proposent d'autre solution que celle de continuer enchaînés aux diktats du FMI, nous considérons que c'est du devoir des groupes et partis placés à la tête de la résistance à ces diktats, que de présenter l'autre terme de l'alternative : la solution ouvrière et populaire, devenue plus que jamais possible.

C'est, là, la seule issue possible pour répondre aux vrais intérêts du peuple des travailleurs. Et à ces intérêts, viennent par ailleurs se rajouter combativement les couches moyennes de la société, appauvries par le saccage impérialiste. Elles forment, sur le terrain, un Front avec les travailleurs, les chômeurs, les retraités et les exclus de toute sorte (...)

La dynamique sociale, capable de transformer en réalité cette perspective de pouvoir populaire, ne passera pas par des spéculations en petit comité autour de candidatures individuelles partisanes. Pour nous, socialistes trotskistes, cette dynamique sociale passe par la construction un pôle d'attraction politique, véritable enseigne emblématique des besoins et sentiments les plus ancrés aujourd'hui dans le peuple travailleur (...)

La gauche socialiste et révolutionnaires doit se placer à la hauteur des circonstances politiques actuelles, coordonnant dans un plan supérieur ses actions et propositions. Il faut mettre en marche une Coordination ou un Quartier Général de toute la gauche pour pouvoir offrir tous ensemble, sans perdre l'identité de chaque groupe et parti, une issue aux travailleurs et au peuple.

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