| Nous, socialistes
révolutionnaires (trotskistes), nous saluons
tous les combattants et activistes qui,
héroïquement, se sont affrontés à l'état de
siège et à la répression policière.
Ils ont ainsi réalisé l'aspiration
majoritaire des masses : chasser les "infâmes
traîtres à la patrie" qui se sont servi du
gouvernement pour affamer la population par
les ajustements et massacrer par les armes
les manifestants pacifiques de la Place de
Mai. Plus jamais de corrompus et d'assassins!
Jugement et châtiment pour les responsables !
Pas de confiance à leurs successeurs !
Nous rendons hommage aux victimes du
terrorisme de l'Etat génocide, et nous
exhortons tous les hommes et femmes en lutte
à la continuer, la consolider et la
centraliser à travers les organismes
nationaux de coordination. Ainsi, cette
première victoire ne nous sera pas usurpée
par les camarillas de politiciens
opportunistes qui sont, et continueront
d'être, les complices de la corruption.
Pas de trêve ni de "concertation" : il
faut empêcher que les opportuniste et
démagogues, connus de tous, usurpent la
victoire populaire.
Il faut maintenir la mobilisation contre
l'association illicite des députes et
sénateurs, cette Assemble Législative
fabriquée de toutes pièces pour ressusciter
le pouvoir de l'oligarchie moribonde, pour
donner l'impunité à ceux qui saccagent le
patrimoine national, pour voter et
s'attribuer des pouvoirs spéciaux et se
préparer, désormais sous d'autres visages, à
"restructurer" le bradage du pays.
Pas de confiance dans le président surgi
de la " interna péronista", pas plus que dans
les opposants de "l'interna radical..." Leurs
déclamations sont aussi fausses et
démagogiques que leur annonce de non paiement
de la dette externe, simple effet de manche
pour se poser en héros d'une soi-disant
"décision politique". Un tel mensonge occulte
une réalité : l'incapacité qu'ils ont à la
payer, cette dette.
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Fausse, également, leur soi-disant solution
consistant à continuer les ajustements pour
restructurer la dette, ce qui ne ferait
qu'endetter d'avantage et à jamais le pays :
voilà, en définitive, ce que voulaient faire
Cavallo et De la Rua.
Voici l'unique alternative possible : soit
une issue ouvrière et populaire, soit une
issue patronale et impérialiste.
Devant le fait évident que les partis et
dirigeants de la bourgeoisie ne proposent
d'autre solution que celle de continuer
enchaînés aux diktats du FMI, nous
considérons que c'est du devoir des groupes
et partis placés à la tête de la résistance à
ces diktats, que de présenter l'autre terme
de l'alternative : la solution ouvrière et
populaire, devenue plus que jamais
possible.
C'est, là, la seule issue possible pour
répondre aux vrais intérêts du peuple des
travailleurs. Et à ces intérêts, viennent par
ailleurs se rajouter combativement les
couches moyennes de la société, appauvries
par le saccage impérialiste. Elles forment,
sur le terrain, un Front avec les
travailleurs, les chômeurs, les retraités et
les exclus de toute sorte (...)
La dynamique sociale, capable de
transformer en réalité cette perspective de
pouvoir populaire, ne passera pas par des
spéculations en petit comité autour de
candidatures individuelles partisanes. Pour
nous, socialistes trotskistes, cette
dynamique sociale passe par la construction
un pôle d'attraction politique, véritable
enseigne emblématique des besoins et
sentiments les plus ancrés aujourd'hui dans
le peuple travailleur (...)
La gauche socialiste et
révolutionnaires doit se placer à la hauteur
des circonstances politiques actuelles,
coordonnant dans un plan supérieur ses
actions et propositions. Il faut mettre en
marche une Coordination ou un Quartier
Général de toute la gauche pour pouvoir
offrir tous ensemble, sans perdre l'identité
de chaque groupe et parti, une issue aux
travailleurs et au peuple.
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