Lénine
Il serait trop long de reproduire
intégralement ici (il le mériterait) le texte
"Socialisme et religion" du 3 décembre 1905.
(Oeuvres complètes, Tome 10, Editions
sociales Paris, Editions du Progrès Moscou,
1977, p.80 à 85).
En ligne : Socialisme et
religion
Et puis...
""La religion est l'opium du
peuple.". Cette sentence de Marx
constitue la pierre angulaire de toute
conception marxiste en matière de religion.
Le marxisme considère toujours la religion et
les églises, les organisations religieuses de
toutes sortes existants actuellement comme
des organes de la réaction bourgeoise,
servant à intoxiquer la classe ouvrière.
Et, cependant, Engels a condamné maintes
fois les tentatives de ceux qui, désireux de
se montrer "plus à gauche" ou "plus
révolutionnaires" que les sociaux-démocrates,
voulaient introduire dans le programme du
parti ouvrier la franche reconnaissance de
l'athéisme en lui donnant le sens d'une
déclaration de guerre à la religion."
(V. I. Lénine De l'attitude du parti
ouvrier à l'égard de la religion. 13 (26) mai
1909. In Lénine, Oeuvres complètes, Tome 15,
Editions sociales Paris, Editions du Progrès
Moscou, 1977, p.433).
"On s'est mis à interpréter les principes
du programme d'Erfurt en ce sens que nous,
social-démocrates, que notre parti
considère la religion comme une
affaire privée, que pour nous en tant que
parti, la religion est une affaire privée.
Sans engager une polémique ouverte contre ce
point de vue opportuniste, Engels a jugé
nécessaire, après 1890, de s'élever contre
lui, non sous sa forme polémique, mais sous
une forme positive. En effet, Engels, l'a
fait sous la forme d'une déclaration (...)
disant que la social-démocratie considère la
religion comme une affaire privée en face
de l'Etat, mais non envers elle-même,
non envers les marxisme, non envers le parti
ouvrier.".
(V. I. Lénine De l'attitude du parti
ouvrier à l'égard de la religion. 13 (26) mai
1909. In Lénine, Oeuvres complètes, Tome 15,
Editions sociales Paris, Editions du Progrès
Moscou, 1977, p.434)
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"Le marxiste doit être un matérialiste,
c'est-à-dire un ennemi de la religion, mais
un matérialiste dialectique, c'est-à-dire
envisageant la lutte contre la religion, non
pas de façon spéculative, non pas sur le
terrain abstrait et purement théorique d'une
propagande toujours égale à elle-même mais de
façon concrète, sur le terrain de la lutte
des classes réellement en cours, qui éduque
les masses plus que tout et mieux que tout.
Le marxiste doit savoir tenir compte de
l'ensemble de la situation concrète ; il
doit savoir toujours trouver le point
d'équilibre entre l'anarchisme et
l'opportunisme (cet équilibre est relatif,
souple, variable, mais il existe), ne tomber
ni dans le "révolutionnarisme" abstrait,
verbal et pratiquement vide de l'anarchisme,
ni dans le philinistinisme et l'opportunisme
du petit bourgeois ou de l'intellectuel
libéral, qui redoute la lutte contre la
religion, oublie la mission qui lui incombe
dans ce domaine, s'accomode de la foi en
Dieu, s'inspire non pas des intérêts de la
lutte des classes, mais d'un mesquin et
misérable petit calcul : ne pas heurter, ne
pas repousser, ne pas effaroucher, d'une
maxime sage entre toutes : "Vivre et laisser
vivre les autres", etc."
(V. I. Lénine De l'attitude du parti
ouvrier à l'égard de la religion. 13 (26) mai
1909. In Lénine, Oeuvres complètes, Tome 15,
Editions sociales Paris, Editions du Progrès
Moscou, 1977, p.438).
A propos de la France et de l'Allemagne :
"L'anticléricalisme bourgeois, comme moyen de
détourner l'attention des masses ouvrières du
socialisme, voila ce qui, en Occident, a
précédé la diffusion parmi les
social-démocrates, de leur actuelle
"indifférence" envers la lutte contre la
religion. Là encore cela se conçoit et c'est
légitime, car à l'anticléricalisme bourgeois
et bismarkien, les sociaux-démocrates
devaient opposer la subordination de la lutte
contre la religion à la lutte pour le
socialisme.
(V. I. Lénine De l'attitude du parti
ouvrier à l'égard de la religion. 13 (26) mai
1909. In Lénine, Oeuvres complètes, Tome 15,
Editions sociales Paris, Editions du Progrès
Moscou, 1977, p.442).
En ligne : De l'attitude du
parti ouvrier à l'égard de la religion
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