| Le vendredi 19 mai 2006 à 16 heures, le port autonome de Nouméa
est bloqué par l'USTKE (Union Syndicale des
Travailleurs Kanaks et des Exploités) et ses
militants. ll s'agit de défendre les emplois liés aux
compagnies d'aconage calédoniennes (MANUKAL, SAT,
SATO, MANUTRANS, SOFRANA) menacées par l'arrivée de
deux plus grandes compagnies maritimes à savoir
Maersk et la MSC. Deux semaines plus tard, la Grève
Générale le blocage du port sont arrêtés.
Depuis la création de l'usine de Nickel dans le
nord de la Grande Terre, la lutte des classes
s'aiguise très clairement. Par ailleurs la
déconfiture aux dernières élections de
Nouvelle-Calédonie, du RPCR (Rassemblement Pour une
Calédonie Républicaine, parti des colons) ébranle
l'appareil politique de la bourgeoisie blanche.
Aujourd'hui malgré une offensive directe du
capitalisme pour conquérir de nouveaux marchés, les
travailleurs kanakes liés aux travailleurs
wallisiens, ou vanuatais par des intérêts de classe
défendent leurs acquis sociaux jusqu'au bout.
La réponse de la bourgeoisie ne se fait pas
attendre : deux semaines après le début du conflit,
une répression comme on n'en avait pas connu depuis
la période dite des « événements » en 1980 (période
où de nombreux affrontements ont eu lieu entre
kanakes et blancs, ou encore les meurtres de la
grotte d'Ouvéa sous un gouvernement
Mitterand-Chirac). Flash ball, grenades lacrymogènes,
intervention du GIGN, arrestation de 17 syndicalistes
dont le Président Gérard Jodar. La grève générale est
effective dès le lendemain.
Aujourd'hui la situation est explosive entre des
sociétés maritimes qui ne peuvent se permettre de
laisser échapper des marchés et diminuer leurs
bénéfices, et un syndicat indépendantiste radical qui
veut défendre jusqu'au bout ses intérêts de
classe.
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A propos de la grève
du port de Nouméa - Interview de Pablo,
secrétaire général de la Fédération du secteur Ports
et Docks de l'USTKE par Griselda
Quelques réflexions
après la grève du port de Nouméa
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