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Edito - L'Internationaliste n°62
La victoire est possible !!!

L’impérialisme n’a pu écraser la volonté des peuples arabes.

La défaite des troupes sionistes, face à l’héroïque résistance du peuple libanais, nous montre l’exemple. Lorsque l’on se bat contre l’histoire écrite par l’impérialisme avec le sang des peuples, lorsque l’on se bat en ayant la force que nous donne la certitude d’être des victimes de l’impérialisme, tout est possible. Même la défaite de la soit disant plus puissante armée du monde !

Le colosse aux pieds d’argile, l’impérialisme US et ses alliés, va de défaite en défaite… Que ce soit en Irak, en Afghanistan ou au Liban ! Aux USA mêmes, la crise politique, marquée du sceau de l’infamie des tortures en Irak et à Guantanamo (au nom de « la » démocratie), affaiblit le gouvernement Bush et ses amis. Blair, le caniche de Bush, se voit contraint d’aboyer sa démission. Le gouvernement israélien -et le sionisme- traverse une crise sans précédent. Quant à l’impérialisme français, il risque de jouer le rôle du pompier pyromane au Liban… L’impérialisme est à nu ; malgré toute sa technologie, il n’a pu écraser la volonté des peuples arabes. C’est pourquoi Bush et ses alliés ne peuvent faire autrement que de pratiquer, en improvisant comme ils peuvent, la politique de la fuite en avant…

Encore une fois, nous saluons la victoire de la résistance du peuple libanais : elle est celle de tous les peuples opprimés du monde. Après une telle victoire sur l’impérialisme, la résistance des peuples libanais, palestinien, irakien ne peut que se renforcer, s’approfondir…

Déterminés à aller jusqu’au bout

La volonté des peuples et des travailleurs, surtout lorsqu’ils sont dans l’adversité, est impénétrable. Le gouvernement Chirac-Villepin-Sarkosy le sait bien, lui qui manœuvre avec l’aide des bureaucraties syndicales pour que cette rentrée ne soit pas une rentrée explosive…

La privatisation d’EDF-GDF est un cas d’école de collaboration de classes, entre bureaucratie et gouvernement. Tous les travailleurs et les jeunes savent (et même des associations comme UFC- Que choisir l’ont signalé) que, en cas de privatisation, les tarifs du gaz et de l’électricité connaîtraient une augmentation sans précédent. Ce qui grèverait encore un peu plus le pouvoir d’achat des travailleurs et des jeunes. Jeunes qui ont de plus en plus de mal à se loger et à étudier dignement, car victimes des attaques sans précédent menées contre l’enseignement public, au nom de la décentralisation, des ECTS-LMD et des arguments démagogiques « démographiques » de De Robien.

Le bras droit de Sarkosy, Fillon, sûr de la victoire d’une droite décomplexée… par ses derniers ralliements de poids (enfumée par l’ego d’un Doc Gynéco et bercée des refrains de Johnny Hallyday), a décidé de mettre le feu aux acquis sociaux ! Il faudra bien « réformer», pèle mêle, la sécu , les régimes spéciaux , les retraites… A la Star Ac des présidentiables, de gauche comme de droite, le refrain du « il faudra bien réformer» est un tube… !

La victoire contre le CPE, victoire de la jeunesse et des travailleurs, montre dans les faits que la victoire contre tous – bureaucratie et gouvernement- est possible. La confiance des travailleurs et des jeunes en leurs propres forces, en est sortie renforcée. C’est dans la lutte de classe, à travers les luttes, qu’on apprend l’organisation de classe ; c’est à travers elle qu’on comprend que la mobilisation pour les revendications immédiates ne suffit pas. La victoire du vote contre le traité constitutionnel européen, la victoire de la mobilisation contre le CPE, les mobilisations contre les privatisations et les délocalisations, des luttes profondément marquées d’une conscience anticapitaliste.

Mais cela ne suffit pas. Pour que cette conscience devienne une force transformatrice ou révolutionnaire, en terme politique, il faut un projet alternatif au capitalisme. Socialisme ou barbarie ! Oui, il nous faut un projet de rupture avec le capitalisme. Ce projet et cette alternative sont portés par la conviction et la volonté des combattants, travailleurs et jeunes, les plus déterminés contre la barbarie capitaliste. Cette volonté et cette conviction, déterminé à aller jusqu’au bout, porte un nom : le parti révolutionnaire pour le socialisme.

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