| La lutte des lycéens et des
collégiens contre les suppressions de postes
dans l’éducation nationale a été
exemplaire à plus d’un titre. Nous
avons connu trois mois d’une lutte
combative et organisée, la spontanéité ayant
profitée avec richesse de l’expérience
des précédentes luttes. Nous devons saluer
l’héroïsme de jeunes élèves qui parfois
se sont battus seuls contre tous dans leur
établissement. Mais cette spontanéité a aussi
trouvé ses limites : la mobilisation a
rarement été continue sur les lycées. Les
jours de manifestations ont par exemple pu
rassembler beaucoup de monde, sans déboucher
forcément sur une accentuation de
mobilisation les jours suivants.
Si la FSU a été contrainte par la
mobilisation des jeunes d’appeler à une
journée d’action le 15 mai, elle
s’est bien gardée de mobiliser par
l’appel à la grève les enseignants.
Elle a joué clairement la carte de la
démobilisation, en appelant à une promenade
le dimanche 18 mai. Cette marche qui ne
devait pas selon la direction Aschieri
rassembler plus de 10 000 personnes,
s’est transformée en une manifestation
d’environ 50 000 personnes,
enseignants, lycéens et parents
d’élèves. La manœuvre suivante a
été d’appeler à une manifestation le
samedi 24 mai, sans mobiliser pour la journée
unitaire du 22. Résultat : peu de jeunes lors
de la grande manifestation pour les
retraites, la jonction ne s’est pas
opérée entre les deux luttes. Si l’UNL
(Union Nationale Lycéenne) se caractérise par
sa frivolité dans les combats qu’elle
mène au nom des lycéens, la FIDL (Fédération
Indépendante et Démocratique Lycéenne,
dirigée par le PS) s’est permise pour
sa part de trahir ouvertement la lutte en
appelant à manifester pour la dernière fois
au moment le plus fort de la mobilisation
(elle annoncé que la manifestation du 15
serait la dernière à la quelle elle
participerait) !
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Ce petit dossier est
l’occasion pour les jeunes du GSI de
rappeler que le drame qui touche en premier
lieu la jeunesse est son manque de
perspective dans l’organisation de ses
combats. Après avoir surmontée les zigzags de
la spontanéité, elle doit encore se
confronter aux directions politiques «
faux-amis » qui au sein de la lutte jouent le
rôle de briseurs de grève. Pour nous, la
jeunesse a besoin d’un parti combatif
qui saura fédérer les jeunes et leurs luttes,
les rassembler autours de revendications
communes et les unir à la classe ouvrière
pour gagner les combats contre la
bourgeoisie. Le GSI et ses jeunes militants
essaient là où ils le peuvent,
d’intervenir dans le sens de la
construction d’une telle organisation.
« Tout parti révolutionnaire trouve de
prime abord un appui dans la jeune génération
de la classe montante. La sénilité politique
s'exprime par la perte de la capacité
d'entraîner la jeunesse. Les partis de la
démocratie bourgeoise, éliminés de la scène,
sont contraints d'abandonner la jeunesse à la
révolution ou au fascisme. Le bolchevisme,
dans l'illégalité, fut toujours le parti des
jeunes ouvriers. » Trostky, dans La
Révolution Trahie (1936)
« La Jeunesse est la flamme de la
révolution. » Lénine
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