Site de la LIT 4ème Inter.
Groupe Socialiste Internationaliste
Section Française de la Ligue Internationale des Travailleurs
Quatrième Internationale
Marxisme vivant
Article paru dans l'Internationaliste n°77
Bilan d’une mobilisation exemplaire des lycéens
La lutte des lycéens et des collégiens contre les suppressions de postes dans l’éducation nationale a été exemplaire à plus d’un titre. Nous avons connu trois mois d’une lutte combative et organisée, la spontanéité ayant profitée avec richesse de l’expérience des précédentes luttes. Nous devons saluer l’héroïsme de jeunes élèves qui parfois se sont battus seuls contre tous dans leur établissement. Mais cette spontanéité a aussi trouvé ses limites : la mobilisation a rarement été continue sur les lycées. Les jours de manifestations ont par exemple pu rassembler beaucoup de monde, sans déboucher forcément sur une accentuation de mobilisation les jours suivants.

Si la FSU a été contrainte par la mobilisation des jeunes d’appeler à une journée d’action le 15 mai, elle s’est bien gardée de mobiliser par l’appel à la grève les enseignants. Elle a joué clairement la carte de la démobilisation, en appelant à une promenade le dimanche 18 mai. Cette marche qui ne devait pas selon la direction Aschieri rassembler plus de 10 000 personnes, s’est transformée en une manifestation d’environ 50 000 personnes, enseignants, lycéens et parents d’élèves. La manœuvre suivante a été d’appeler à une manifestation le samedi 24 mai, sans mobiliser pour la journée unitaire du 22. Résultat : peu de jeunes lors de la grande manifestation pour les retraites, la jonction ne s’est pas opérée entre les deux luttes. Si l’UNL (Union Nationale Lycéenne) se caractérise par sa frivolité dans les combats qu’elle mène au nom des lycéens, la FIDL (Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne, dirigée par le PS) s’est permise pour sa part de trahir ouvertement la lutte en appelant à manifester pour la dernière fois au moment le plus fort de la mobilisation (elle annoncé que la manifestation du 15 serait la dernière à la quelle elle participerait) !

Ce petit dossier est l’occasion pour les jeunes du GSI de rappeler que le drame qui touche en premier lieu la jeunesse est son manque de perspective dans l’organisation de ses combats. Après avoir surmontée les zigzags de la spontanéité, elle doit encore se confronter aux directions politiques « faux-amis » qui au sein de la lutte jouent le rôle de briseurs de grève. Pour nous, la jeunesse a besoin d’un parti combatif qui saura fédérer les jeunes et leurs luttes, les rassembler autours de revendications communes et les unir à la classe ouvrière pour gagner les combats contre la bourgeoisie. Le GSI et ses jeunes militants essaient là où ils le peuvent, d’intervenir dans le sens de la construction d’une telle organisation.

« Tout parti révolutionnaire trouve de prime abord un appui dans la jeune génération de la classe montante. La sénilité politique s'exprime par la perte de la capacité d'entraîner la jeunesse. Les partis de la démocratie bourgeoise, éliminés de la scène, sont contraints d'abandonner la jeunesse à la révolution ou au fascisme. Le bolchevisme, dans l'illégalité, fut toujours le parti des jeunes ouvriers. » Trostky, dans La Révolution Trahie (1936)

« La Jeunesse est la flamme de la révolution. » Lénine

Haut Début