| On a assisté à une évolution de
la crise économique internationale et de la
politique des patrons et de leurs
gouvernement partout dans le monde. Des
milliards et des milliards de dollars
d'argent public sont en train d'être lâchés
aux entreprises, alors qu'à nous,
travailleurs, on nous tient le discours des
licenciements et de la nécessité d'abandonner
nos droits sociaux et de réduire nos
salaires.
Ceci est inadmissible ! Nous ne sommes pas
les responsables de cette crise ! Ceux qui
doivent la payer, c'est cette poignée
d'individus qui pendant des années se sont
répartis les profits et les bonus, et aussi
les gouvernements irresponsables et
frauduleux qui ont préparé la crise que nous
voyons aujourd'hui.
Nous, les travailleurs, au contraire, nous
sommes obligés de produire à des rythmes
d'hyper-exploitation, nous sommes atteints de
maladies professionelles, nous voyons nos
salaires baisser et nos droits remis en
question, nos usines sont fermées ou
délocalisees. Tout cela au nom de la
réduction des coûts et de la garantie de la
stabilité des entreprises.
Cependant maitenant, nous ne pouvons pas
permettre que ceux qui s'enrichissaient
toujours plus, et qui ont provoqué la crise,
reçoivent des milliards et des milliards
d'argent public alors que l'on annonce des
plans qui vont jetter des milliers de
familles dans la misère, plans de suppression
d'emplois à échelle mondiale, et leur
exigence de réduction de droits et de
salaires.
Les gouvernements et les entreprises
essaient de nous opposer les uns les autres.
Ils montrent les salaires des travailleurs
d'un certain pays pour exiger la réduction
des salaires des autres. Ils encouragent un
chantage honteux avec nos emplois.
Malheureusement, certains syndicats et
certaines centrales syndicales partout dans
le monde ont accepté cette logique. Ceci nous
mène à la fragmentation et à la division. Les
seuls qui sortiront gangnants de cette
logique là sont ceux qui nous exploitent
brutalement depuis des années et qui veulent
préserver leurs fortunes avec l'argent public
que nous avons payé. Nous devons dire non !
Aucun licenciement, aucune de réduction des
droits et des salaires. Réduction de la
journée de travail. Faisons que ce soient eux
qui payent la crise avec leurs fortunes
accumulées.
Appel à une journée
internationale contre les licenciements et la
réduction des droits et des
salaires
Les usines de montage ont annoncé des
plans mondiaux de restructuration. De
nombreuses mobilisations, grèves et
manifestations ont lieu dans plusieurs pays.
Devant cette attaque à échelle mondiale, il
est nécessaire de construire une réponse
mondiale unifiée.
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Il est nécessaire d'approfondir
l'initiative des travailleurs de GM en Europe
qui ont proposé ces derniers jours de
construire une journée d'arrêt de la
production et de manifestations pour défendre
leurs emplois. Au Brésil nous préparons cette
journée d'arrêt et de manifestations pour le
Premier Avril.
Nous, les travailleurs métallurgiques de
São José dos Campos, travailleurs de GM au
Brésil. nous lançons un appel aux autres
camarades qui travaillent dans des usines de
montage partout dans le monde. Organisons
ensemble un jour de grève internationale avec
le mot d'ordre de la défense des emplois, des
salaires et des droits, pour que les riches
payent leur crise.
Travailleurs de GM : assez
de division, affrontons la crise avec l'unité
dans la lutte pour la défense de nos droits
et de nos salaires.
Nous voulons faire un appel particulier
aux travailleurs de GM des différentes usines
partout dans le monde. Les négociations en
cours, qui jusqu'à présent ont été promues
par les centrales et les syndicats, ont
seulement appronfondi nos divisions et aident
les entreprises à perdurer dans leur
politique d'attaque contre notre classe, et à
continuer d'arracher de l'argent public
partout dans le monde pour conserver leur
patrimoine.
Nous devons changer cette situation. Et
c'est pour cela que nous, les travailleurs de
GM, le Syndicat des travailleurs
Métallurgiques de São José dos Campos et la
Conlutas (Centrale syndicale et populaire du
Brésil), nous appelons les autres
travailleurs, leurs syndicats, leurs comités
d'usine et les militants, à s'investir dans
la réalisation d'une réunion internationale,
où nous pourrons discuter d'un plan de lutte
unitaire pour affronter la crise
internationale, défendre nos emplois, nos
droits et nos salaires sans devenir les
otages du chantage exercé par ceux qui nous
ont toujours exploités.
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