| Le gouvernement Sarkozy a tiré
prétexte de faits divers survenus durant le
mois de juillet pour durcir l’appareil
répressif de l’État. Le gouvernement
Sarkozy est coutumier du procédé qui consiste
à utiliser une situation particulière pour
mettre en place de nouveaux dispositifs
judiciaires qui n’ont absolument aucun
lien avec le point de départ mais peuvent
toutes servir à réprimer les mouvements
sociaux (pénalisation du fait de dissimuler
son visage en manifestation, délit
d’outrage au drapeau).
Le 16 juillet à Grenoble, un nouveau crime
policier provoque la révolte de jeunes du
quartier qui auraient tiré à balles réelles
sur la police. De nouveau, N. Sarkozy et B.
Hortefeux réagissent par un projet de loi
visant à déchoir de la nationalité française
les auteurs de « crimes graves » : la
délinquance est une conséquence de
l’immigration.
Le 18 juillet, des individus d’une
communauté Rom attaquent une gendarmerie
suite à la mort d’un de leurs membres
tué par un gendarme. Immédiatement, N.
Sarkozy et B. Hortefeux saisissent
l’occasion pour annoncer le
démantèlement des campements illégaux de Roms
et l’expulsion de ceux-ci vers leur
pays d’« origine ».
Cette offensive politique raciste est
conduite alors que la droite décomplexée de
N. Sarkozy est plongée dans différentes
affaires de corruption qui touchent plusieurs
membres du gouvernement. Mais surtout, elle
survient à la veille de la destruction du
système de retraites par répartition
programmée pour septembre. Le but est
d’affaiblir la riposte des travailleurs
à l’attaque sans précédents menée
contre leur système de retraites.
Aujourd’hui, la tactique choisie par N.
Sarkozy semble ne pas avoir les effets
politiques escomptés puisqu’il a réussi
l’exploit de se brouiller avec
l’Église catholique qui a pourtant un
certain passif dans la chasse à
l’étranger.
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Néanmoins, la pression sur les
travailleurs étrangers continue de
s’accroître. Le Groupe socialiste
internationaliste (GSI) condamne la
répression et le racisme du gouvernement
Sarkozy et de la bourgeoisie. Le patronat
impose sa politique de division pour
affaiblir les travailleurs. Les déclarations
de Sarkozy et les mesures du gouvernement ne
doivent pas surprendre. La division des
travailleurs entre eux est systématiquement
utilisée par la bourgeoisie pour répondre à
ses propres crises. L’urgence
n’est pas de s’offusquer du
caractère antirépublicain des mesures prises
par le gouvernement mais de s’attaquer
à la racine de cette politique : le système
capitaliste. Les organisations
d’opposition parlementaire dessinent
déjà les contours d’un « Front
républicain » qui aurait comme base politique
la défense des acquis démocratiques de la
révolution bourgeoise de 1789.
C’est bien la recherche du plus bas
coût du travail qui détermine la pression de
l’État sur les immigrés. Plus ils sont
précarisés, plus ils sont corvéables. En
ajoutant un taux de chômage particulièrement
élevé, on crée une concurrence criminelle
entre les travailleurs afin qu’ils
acceptent n’importe quel travail avec
n’importe quel contrat et
n’importe quel salaire. Le système
capitaliste, c’est la libre circulation
des capitaux pour les marchandises et pour
les bourgeois (principe au centre des
institutions de l’Union Européenne) et
ce sont des frontières infranchissables pour
les travailleurs et leurs familles.
L’expulsion des Roms vers des pays de
l’espace européen met en lumière le
caractère barbare de l’espace Schengen
qui regroupe les principaux pays capitalistes
européens.
La seule réponse à donner à la bourgeoisie
est l’unité de classe : travailleurs
français et immigrés ensemble pour défendre
leurs mêmes intérêts !
Pour la libre circulation des travailleurs
:
Abrogation des accords Schengen,
démantèlement du programme Frontex !
Des papiers pour tous :
Abrogation de toutes les lois et
circulaires racistes !
Pour les États-Unis socialistes
d’Europe !
Rémy
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