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Article paru dans l'Internationaliste n°99
Brèves de la réunion.
Depuis le mois de mars, les profs réunionnais se mobilisent contre leurs mutations forcées en métropole. Après vingt-quatre jours de camping dans les locaux de l’Académie à l’hôtel de la Région, les professeurs réunionnais ont décidé de lever le camp mardi 18 mai à 18h 30. Le 24 mai, à Paris, un rassemblement de solidarité a été organisé par le Collectif 974, qui s’est constitué pendant la mobilisation. Dans ce conflit, l’argument central du Rectorat réside dans le fait qu’il s’agit d’un concours national, et que par conséquent, les profs réunionnais sont soumis aux mêmes « règles » que les enseignants métropolitains. Le ministère de l’Education nationale calcule donc les barèmes d’affectation des personnels enseignants du second degré dans le cadre d’un mouvement inter-académique, puis dans un second temps, d’un mouvement intra-académique. A contrario, ce sont les académies qui gèrent les affectations et les mutations des professeurs des écoles dans le premier degré.

Le cadre national du concours des enseignants du second degré ne doit pas être remis en cause. Bien au contraire, il nous faut le défendre. Dans le cadre de la régionalisation et de la mise en place de la loi organique des lois de financements (LOLF), les concours de recrutement par académie ouvrent la voie à la mise en concurrence des académies entre elles, incitant les établissements à recruter eux-mêmes les personnels. Le problème central est la suppression des postes dans l’Education Nationale. Il n’y a tout simplement pas assez de postes pour qu’un bordelais enseigne à Bordeaux, pour qu’un marseillais enseigne à Marseille, pour qu’un réunionnais enseigne à la Réunion. 13 000 heures supplémentaires validées par le Rectorat, ce qui constitue 700 postes à temps complet. 50 postes ont été fermés dans les collèges et les lycées. Il ne faut pourtant pas opposer les vœux des « métropolitains » à ceux des réunionnais. En transformant ces heures en postes, en rouvrant les postes fermés, en remplaçant les départs à la retraite, et en créant de nouveaux postes à hauteur des besoins, à la Réunion et en Métropole, chaque enseignant pourra travailler où il le désire. Le combat des enseignants réunionnais est celui de tous les enseignants. Il faut appeler dès aujourd’hui à une campagne unitaire pour l’arrêt immédiat de tous les plans de suppression de postes, et la création de nouveaux postes à hauteur des besoins qui constitue la seule garantie pour tous les personnels de l’Education Nationale de travailler où ils le désirent.

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