| Le Comité de Direction de SINTRATUCAR
dénonce auprès des organisations nationales
et internationales que le 31 août 2009 a été
envoyée à la résidence du président de notre
organisation syndicale une lettre où lui et
sa famille sont menacés de mort, en
l'accusant de guérillero, une imputation que
l'organisation syndicale rejette fermement,
puisque notre seul militantisme est la lutte
syndicale en défense des droits légitimes et
des intérêts des travailleurs. Nous affirmons
que notre camarade président n'a ni a eu des
problèmes avec personne, et que le seul
conflit qu'il a eu, est avec l'entreprise à
la suite de la création du syndicat et la
présentation d'un pli de revendications.
Ce n'est un secret pour personne qu'en
Colombie la lutte syndicale à été stigmatisée
par beaucoup de patrons et par le
gouvernement lui-même. Afin de justifier la
violation des droits syndicaux et la
répression contre la classe ouvrière, ils
utilisent les signalisations imprudentes de
ce type, en rendant propices les conditions
pour que les travailleurs et leur
organisation syndicale soient effacés
physiquement, à travers les menaces, les
attentats et les meurtres, comme le montrent
les 5.000 dirigeants et militants syndicaux
assassinés durant les 20 dernières années.
C'est ainsi que les organisations
internationales comme l'OIT, la Commission
Interaméricaine des Droits de l'Homme de
l'ONU et de l'OEA, ainsi qu'une multitude
d'organisations affirment que c'est le pays
le plus dangereux pour exercer l'activité
syndicale.
Sintratucar est une organisation syndicale
qui vient d'obtenir l'existence juridique,
puisque notre assemblée de fondation a eu
lieu le 15 mars de l'année en cours.
Actuellement nous sommes dans un conflit de
travail avec la présentation d'un modeste pli
de revendications à la transnationale Tenaris
Tubos del Caribe Ltda., auquel n'a pas été
donné satisfaction. Le problème est que nous
nous sommes proposés, comme organisation
syndicale, la lutte frontale en défense des
droits et des intérêts des travailleurs, ce
qui n'est pas bien reçu par ceux qui,
agissant dans la clandestinité, veulent
maintenir les travailleurs soumis ou dans des
conditions d'esclavage, parce qu'avant
l'existence du syndicat, il y avait des
conditions aberrantes d'exploitation dans
cette entreprise.
Ce que cherchent ces menaces, c'est de
semer la peur parmi les travailleurs, pour
que nous ne continuions pas à combattre en
défense de notre juste plie de
revendications, comme aussi à combattre
contre les conditions de travail indignes
auxquelles sont soumis les travailleurs à
l'intérieur de la transnationale Tenaris
Tubos del Caribe Ltda. En ce sens nous
affirmons qu'ils se trompent beaucoup, ceux
qui prétendent nous effrayer dans notre
lutte, puisque nous sommes convaincus que
celle-ci est le seul outil qui nous permet de
défendre nos intérêts et nos droits.
Nous appelons à toutes les organisations
syndicales, sociales et populaires à se
prononcer en exigeant aux patrons de Tenaris
Tubos del Caribe Ltda. et au gouvernement
national d'offrir toutes les garanties pour
l'exercice de l'activité syndicale aux
dirigeants de Sintratucar, étant donné que,
selon Álvaro Uribe Vélez, son gouvernement
offre les garanties pour que les travailleurs
s'organisent en syndicats et défendent leurs
droits, lorsqu'il s'agit de défendre le
Traité de libre Commerce (TLC) avec la
Colombie face à l'Etat nord-américain. (Ce
n'est pas du tout le cas, puisque ces faits
montrent tout le contraire.)
Pour le droit à la vie digne... unité,
organisation et lutte.
Ma voix est celle qui chante. Mon corps
celui qui est toujours entier. Vous devez
savoir que je meurs seulement si vous
abandonnez, car celui qui est mort en
combattant vit dans chaque camarade.
Ni pour plus ni pour moins. Pour rien au
monde nous reculons
Sintratucar présent et toujours présent
Cartagena de Indias D.T et C, le 31 août
2009.
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