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Menaces de mort à l'encontre d'un syndicaliste du PST de Colombie.
Pseudo puce Communiqué du PST de Colombie (extraits)
Pseudo puce
Communiqué du syndicat SINTRATUCAR aux organisations syndicales, sociales et à toute la presse parlée et écrite
Pseudo puce Lettre de Jairo Del Rio au Ministère public général de la nation
Pseudo puce Lettre adressée à l'entreprise Tenaris Tubos del Caribe LTDA
Pseudo puce Prenez position : signez la pétition en ligne !
Lettre ouverte A Rubén Fidalgo, Directeur Général Tubos del Caribe
Le mardi 1er septembre dernier, une commission de SINTRATUCAR s'est adressée à vous en exigeant des garanties pour pouvoir continuer notre activité syndicale, après les menaces reçues contre des membres de son Comité de Direction. Nous voulons réitérer que ces harcèlements contre nos camarades et leurs familles ont comme seule cause leur activité syndicale, étant donné qu'avant la création de SINTRATUCAR et l'apparition du conflit de travail, les camarades ne faisaient l'objet d'aucun type de menace.

Nous voulons manifester notre préoccupation pour la sécurité de nos dirigeants syndicaux, car après une semaine, l'entreprise ne s'est toujours pas prononcée en ce qui concerne les demandes formulées pour la protection de SINTRATUCAR, et la seule chose que nous avons reçu de vous, face à l'infinité de démarches judiciaires à réaliser dans ces cas, c'est un permis non rémunéré, comme si la vie des travailleurs n'importait pas.

En ce sens nous déclarons devant vous que le silence et l'absence de mesures de protection face aux menaces, signifie une validation de la situation qui affecte le syndicat et sa direction, et cette abstention rend l'entreprise responsable de toute situation en soi déjà regrettable.

Les analyses que nous faisons en SINTRATUCAR, après avoir connu l'attitude indolente de TENARIS, nous mènent à trois hypothèses :

1. Que les menaces ont comme origine le conflit de travail soutenu entre TENARIS et SINTRATUCAR, et proviennent directement de l'entreprise, comme telle.

2. Que, comme on sait, SINTRATUCAR a acheminé plusieurs requêtes contre des chefs d'usine pour attenter contre le droit de syndicalisation, et contre le chef de sécurité auprès de l'Office National des Plaintes pour attaquer des travailleurs à l'occasion d'une activité syndicale, ce qui peut aussi avoir donné lieu aux les menaces, une situation qui mettrait en cause directement l'entreprise, par le biais de ses fonctionnaires.

3. Que, de la même manière, nous avons fait des mises en question aux maniements du Fonds de Salariés, pour des situations que nous considérons anormales. La relation étroite de fonctionnaires de direction de l'entreprise avec les maniements du Fonds établit aussi une relation directe avec l'entreprise et la compromet dans cette situation.

Nous voulons préciser le fait que ni le camarade Deivis Blanco ni le camarade Jairo del Rio ont quelque relation que ce soit avec un groupe de guérilla ou en marge de la Loi. Le camarade Jairo del Rio appartient au Parti Socialiste des Travailleurs, une organisation qui durant plus de 30 ans d'existence n'a jamais participé à des actions de guérilla et, au contraire, a toujours agi dans la légalité que lui permet la Constitution de la Colombie, et a défendu la méthode de la lutte directe et ouverte, propre du mouvement ouvrier. La stigmatisation de « guérillero » de la part de ceux qui font les menaces est une justification perverse pour réaliser des actions qui, elles, sont bien terroristes, contre le mouvement ouvrier et des travailleurs.

Nous nous adressons de nouveau à vous, cette fois de manière publique, pour exiger les garanties qui permettent de sauvegarder la vie des dirigeants de notre organisation. Cela nous préoccupe que TENARIS dise publiquement qu'elle respecte les droits humains et la législation de travail et qu'elle considère la ressource humaine, les travailleurs, comme une de ses principales ressources; mais qu'au milieu de cette crise tellement grave, elle continue à nous inviter à « nous intégrer et partager ensemble des jeux de l'amitié », sans faire des efforts pour que dans l'entreprise existe une paix de travail et sans chercher une solution à la problématique que nous avons, dans laquelle nos vies sont menacées. En outre, le meilleur geste serait de résoudre notre pli de revendications, parce que le responsable de notre problème de sécurité est ce conflit de travail. Outre les mesures ponctuelles déjà sollicitées, nous demandons la convocation immédiate d'une Assemblée Générale avec la participation de tous les travailleurs, dans le but d'examiner cette situation très grave en présence des organismes de droits humains, la municipalité et le juge.

Pour le droit à la vie, unité, organisation et lutte!

Nous ne voulons pas de jeux ! Nous n'admettons pas le retard à répondre à nos justes revendications ! Nous voulons une solution !

COMITE DE DIRECTION DE SINTRATUCAR

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