Logo Quatrième Internationale
Groupe Socialiste Internationaliste
Pour la reconstruction de la Quatrième Internationale
Marxists Internet Archives
Article paru dans Courrier International n°113, publié dans l'Internationaliste n°56

Traduit par les soins de nos camarades de Belgique : lct.cwb@gmail.com

Pseudo puce Retour au dossier Brésil

La main dans le sac
Le cas de la Poste (et toutes les conséquences qui s'ensuivirent) n'est pas le premier cas de corruption dans lequel le gouvernement Lula et le PT sont impliqués. Par exemple, le président de la Banque Centrale, Enrique Meirelles, un homme provenant du milieu bancaire impérialiste, est l'objet d'une enquête pour avoir obtenu des crédits du Banestado en présentant comme garantie des titres de propriété d'entreprises agricoles inexistantes.

Mais le PT lui-même, ces dernières années, a été mêlé à plusieurs cas graves de corruption, déjà depuis l'époque où il gouvernait des villes et des états. Voyons seulement deux des cas les plus connus :

  • « Le cas Waldomiro ». Waldomiro Diniz est un militant du PT et un homme de confiance de José Dirceu. On a présenté des enregistrements qui démontraient qu'en 2003, en étant conseiller du gouvernement, il avait négocié avec des entrepreneurs du jeu pour les favoriser dans l'attribution de Bingos en échange de pots de vin et de contributions pour les campagnes électorales. Même si la CPI, qui a fait des recherches sur ce cas, et a très peu avancé, comme dans d'autres cas du genre, José Dirceu a été obligé d'abandonner certaines des fonctions qu'il exerçait dans le gouvernement de Lula.
  • « Le cas Celso Daniel ». Celso Daniel, maire petiste de la ville de San Andres, dans les faubourgs du Sud-Est de San Pablo, a été assassiné en janvier 2002. Son assassinat a été d'une extrême cruauté, puisque le corps montrait des signes évidents de torture et l'automobile a été incendiée. Bien qu'on aie arrêté quelques personnes accusées de ce crime, le cas n'a pas encore été clarifié. La présomption du commanditaire retombe toujours sur Sergio Gómez da Silva, ancien garde de corps (« l’ombre » comme on l'appelle au Brésil) de Celso Daniel, aujourd'hui reconverti en entrepreneur. Les raisons seraient l'existence du "réseau" de corruption dans l’attribution des services de transports publics de la ville en échange de pots de vin. La chose est pire encore. Le Journal do Brasil (4/7/05) informe que la Justice possède des enregistrements qui prouvent que les dirigeants du PT essayaient d'obstruer et de freiner les recherches sur cette affaire. Le meurtre de Celso Daniel montre que les dirigeants du PT non seulement sont mêlés jusqu'au cou dans la corruption mais en outre, ils sont disposés à adopter les méthodes mafieuses qui l'accompagnent souvent.

Haut Début