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Article paru dans Courrier International n°113, publié dans l'Internationaliste n°56

Traduit par les soins de nos camarades de Belgique : lct.cwb@gmail.com

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Marche contre la corruption et les réformes néo-libérales

("dernière minute" - dans la traduction française de CI113)

Le mercredi 17 août, une Manifestation organisée par CONLUTAS a réunit 30 000 personnes à Brasilia. C'était beaucoup plus que le rassemblement convoqué la veille par la CUT (syndicat traditionnel), la UNE (Union nationale des étudiant) et d'autres institutions proches du gouvernement, "contre le gouvernement et la corruption" mais en défense de Lula. Dirceu Travesso, dirigeant de l'Opposition Syndicale des Travailleurs de Banque et dirigeant du PSTU, pouvait dire : "Cela prouve que l'option de défense du gouvernement de ces organisations, les éloigne du mouvement syndical, étudiant et populaire".

Zé Maria, de la coordination de CONLUTAS, et président national du PSTU, disait dans son intervention de clôture de la Marche : "Nous n'acceptons pas que les travailleurs y les jeunes du pays soient confondus avec cette opposition mensongère, formée par la droite [...] Ce n'est pas de ce Congrès corrompu ou des élections de cette démocratie des riches que viendra une vraie alternative pour le pays. Il faut les renvoyer tous. (...) Nous apprécions les camarades de la gauche de la CUT et de la UNE qui se sont mobilisé dans la marche contre le gouvernement et la corruption [de la veille], mais nous devons les lancer un appel : il est temps de rompre avec la CUT et de construire une alternative des travailleurs."

Face au siège du gouvernement, les manifestants exigeaient : "Fuera Lula" (Lula dehors), et les chants de la multitude ne manquaient pas d'humour en disant "Le Congrès s'est installé au Bangu" (en référence à la prison de haute sécurité de Rio de Janeiro), ou "Quelle blague ! Le chef de la bande est le président de la nation !"

Face au Ministère du Travail, les invectives se dirigeaient contre les réformes néo-libérales de restriction brutale des droits syndicales des travailleurs, qui étaient "approuvées" par le Congrès moyennant toute cette corruption.

A la fin, Luis Carlos Prates ("Mancha"), du syndicat des métallos de São José dos Campos, exhortait les participants à rester encore un jour à Brasilia pour discuter "non seulement la continuité de la mobilisation dans les différents Etats, mais aussi de débattre comment organiser un grand congrès en avril 2006".

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