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Article paru dans Courrier International n°114, publié dans l'Internationaliste n°56

Traduit par les soins de nos camarades de Belgique

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D'autres luttes dans le continent

Au Pérou, le gouvernement de Toledo liquide l'entreprise étatique Petroperú (dont la principale raffinerie, La Pampilla, avait déjà été privatisée). En outre, il brade la zone gazière de Camisea à des entreprises étrangères. Face à l'augmentation du prix du gaz, il y a eu de grandes mobilisations qui réclament sa diminution, ainsi que celle des combustibles. Des faits semblables s'étaient produits, il y a quelques années, à Arequipa, avec un soulèvement populaire massif contre les augmentations du gaz. Il y a aussi des luttes contre l'impact environnemental. Par exemple dans la localité côtière de Chilca, le Front de Défense de Chilca s'est constitué contre l'installation d'une centrale thermoélectrique (du groupe transnational TRACTEBEL) qui sera une source de pollution des lieux et obligera à fermer une plage de pêche et de tourisme, source de travail pour le peuple. Le Front dénonce que la centrale "utilisera l'eau de mer pour refroidir ses turbines et la restituera avec 6 degrés centigrades en plus" avec des effets désastreux pour toutes les activités de la zone. Cette lutte s'ajoute à celle des Achuar en défense de la rivière Corrientes dans le Haut Amazonas, après trente années de pollution par l'entreprise Occidental Petroleum.

En Argentine, fatigué de ne pas trouver d'écho auprès des entreprises privées ni auprès des gouvernements provincial et national dans leurs exigences de création de postes de travail valables et du droit à la retraite des ex-travailleurs d'YPF (licenciés lors de la privatisation), l'UTD (Union des Travailleurs Sans-emploi) de Général Mosconi (Salta) a occupé les sites de Pluspetrol et de Panam dans la région et menacent de fermer les vannes des canalisations qui envoient du gaz au Chili. Ils ont ajouté à leurs revendications la demande de nationalisation des hydrocarbures. La lutte des sans-emploi contre les compagnies pétrolières, exigeant un emploi, est aussi maintenue à Pico Truncado (Santa Cruz) et la réponse du gouvernement a été encore une fois une répression féroce, avec de nombreuses arrestations. En outre, il y a actuellement une grève des 7.500 travailleurs pétroliers de la zone nord de la province de Santa Cruz, en Patagonie, pour une augmentation salariale.

Au Brésil, plusieurs syndicats pétroliers, dont l'AEPET (ingénieurs de Petrobras), et des organisations sociales et politiques ont lancé une campagne contre l'appel d'offres qui veut céder de nouveaux secteurs pétroliers à des mains privées, prévue pour le 19 octobre. Pour cette même date se prépare précisément une journée de lutte. Au congrès récent de la Fédération Pétrolière, il y a eu une polémique entre les délégués de l'opposition, influencés par le PSTU, qui proposaient la re-nationalisation de toute l'industrie pétrolière du pays (c'est-à-dire, la récupération pour Petrobras des zones cédées aux entreprises étrangères), et la direction majoritaire, appartenant à la CUT de Lula, qui s'y est opposée.

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