Les Organisations soussignées ont
décidé d'unir leurs efforts afin d'avancer dans la
tâche de reconstruction du parti ouvrier
révolutionnaire mondial.
La
lutte pour cet objectif est menée depuis plus de 100
ans et, dans la période actuelle, quatre grandes
expériences ont été réalisées, qui ont été
transcendantales pour les processus d'organisation
internationale du mouvement ouvrier. Mais, en raison
des vicissitudes de la lutte de classes et/ou des
déviations de leur dirigeants, aujourd'hui, le parti
révolutionnaire international n'existe pas. Cette
absence signifie le plus grande faiblesse des
travailleurs à l'échelle mondiale.
Pour les marxistes, le fait
scientifique décisif, est celui de l'existence du
système économique, politique et social, capitaliste
mondial, auprès duquel est subordonnée la spécificité
nationale. L'internationalisme prolétarien n'a pas
été inventé par Marx dans son bureau mais il a surgi
en tant que réponse à cette réalité objective. De
même que la concrétisation de cet internationalisme
dans un parti de la révolution mondiale n'est pas une
idée née par hasard dans la tête de Lénine, mais elle
s'est imposée comme une nécessité pour faire face, de
la meilleure façon possible, au capitalisme et à
l'impérialisme.
Aujourd'hui plus que jamais, le sort de
la révolution, dans quelque pais que ce soit, se joue
au niveau international. La "mondialisation" de
l'économie rend encore plus juste cette affirmation :
les bases matérielles pour la construction du
socialisme ne se réaliseront que si la révolution
s'étend à l'échelle mondiale. En même temps, la chute
de l'appareil central de la bureaucratie du PCUS,
combinée à la perte de bases ouvrières par les partis
sociaux-démocrates qui appliquent dès le gouvernement
les plans impérialistes, libère des forces qui
ouvrent des nouvelles opportunités pour avancer dans
la tâche stratégique de la reconstruction du parti
mondial.
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Ces opportunités se voient renforcées
alors que l'offensive de plus en plus brutale du
capital "globalisé" provoque la réaction d'ouvriers,
étudiants, paysans qui lèvent, en différents pays,
les mêmes drapeaux dans leurs luttes, contre les
plans néolibéraux, contre les privatisations, en
défense de la santé, de l'éducation, contre le
chômage, contre le travail précaire...
Cette réalité propre aux travailleurs,
qui pose avec urgence leur nécessité d'unifier et
coordonner les luttes, facilite la tâche de
reconstruction de la conscience internationaliste
détruite, pendant des décennies, par le stalinisme.
On commence à voir les premiers symptômes de cette
reconstruction, même si très minoritaire encore, à
travers des exemples tels que ceux des dockers de
Liverpool ou de l'UPS aux USA. La participation dans
ces processus concrets, par le soutien et l'impulsion
à l'unité et à la coordination des luttes à l'échelle
internationale, doit être une des pièces maîtresses
sur laquelle doit s'appuyer la reconstruction du
parti ouvrier révolutionnaire
international.
Les organisations soussignées, ont
initié leurs relations à partir de leur accord
général sur les définitions programmatiques de la
Déclaration de Paris (Les 21 Points) élaborées par la
LIT (Ligue Internationale des Travailleurs) et WI
(Internationale Ouvrière). Au cours du processus de
discussion, WI a abandonné le contenu essentiel de
cette déclaration (un bilan de ce fait est
nécessaire), alors que d'autres secteurs s'en
réclamaient et l'enrichissaient de leurs apports. La
Déclaration de Moscou, ainsi que le progrès dans nos
accords, témoignent de ce processus et posent, en
même temps, les points de discussion qui restent à
l'ordre du jour.
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