Site de la LIT 4ème Inter.
Groupe Socialiste Internationaliste
Section Française de la Ligue Internationale des Travailleurs
Quatrième Internationale
Marxisme vivant
Réseau de Solidarité Syndical International

Le texte qui suit a été publié dans l'Internationaliste n°37

A la fin du mois de juillet 2000, s'est tenu au Brésil un séminaire syndical international convoqué par la gauche de la CUT auquel ont participé des syndicalistes et des dirigeants politiques de 14 pays. Dans une ambiance très fraternelle, il s'est conclu par l'approbation d'une résolution, que nous publions ci-dessous, qui appelle à construire un Réseau de Solidarité Syndical International.

TRAVAILLEURS DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ-VOUS !

Il y a plus de 150 ans, avant même la fondation de la Ière internationale, cette phrase résumait tout à la fois la nécessité d'une union de la classe ouvrière contre le capital, et le caractère international de la lutte. La configuration de l'époque présente, caractérisée par l'aggravation de la barbarie destructrice du capitalisme, rend ce défi - l'union des travailleurs en lutte dans le monde entier - plus pertinent que jamais. Les travailleurs de 12 pays (Brésil, Argentine, Espagne, Equateur, Paraguay, Afrique du sud, Vénézuela, Allemagne, Bolivie, Colombie, Canada, Grande-Bretagne) qui se sont réunis à Caraguatatuba, dans l'état de Sao Paulo, au Brésil déclarent la création du RESEAU INTERNATIONAL DE SOLIDARITE SYNDICALE.

Ce réseau se veut une réponse à la nécéssité urgente d'unifier les actions des travailleurs qui luttent pour défendre leurs droits contre la flexibilisation accrue du travail, contre le chomage et qui résistent à l'offensive néo-libérale sous toutes ses formes. Nous avons besoin de construire ce réseau parce que les syndicats, et tout spécialement l'Union Internationale des Fédérations ont renoncé à combattre le capitalisme et décidé à la place de collaborer avec ce dernier. NOUS NOUS BATTRONS :

Pseudo puce contre la "flexibilisation" de nos droits,
Pseudo puce pour défendre le droit à la santé et à la sécurité des conditions de travail, en luttant contre les causes des maladies et des accidents dus au travail,
Pseudo puce pour la préservation de l'environnement,
Pseudo puce contre le chômage,
Pseudo puce contre les processus de privatisation, pour défendre les services publics dans le domaine de la santé, de l'éducation, du bâtiment.
Pseudo puce pour défendre la lutte des paysans pour la terre, comme le montrent le MST au Brésil, l'exemple du Paraguay etc.
Pseudo puce contre le remboursement de la dette extérieure par les pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine
Pseudo puce contre la violence et la répression exercées à l'encontre la classe ouvrière,
Pseudo puce contre la collaboration de classes, sous toutes ses formes, qui transforme les syndicats et les autres organisations ouvrières en simples courroies de transmission de l'idéologie néo-libérale.

Bien évidemment, ces quelques principes ne traitent pas de toutes les difficultés auxquelles doivent faire face les ouvriers. Ils ne sont pas définitifs, et des additions pourront certainement être apportées. Ces principes expriment nos priorités générales, étant entendu qu'il faut garder à l'esprit le fait que notre manque de ressources nous empêchent de nous lancer dans toutes les luttes que nous voudrions mener pour tous les travailleurs, de quelque nationalité qu'ils soient ou encore pour le soutien sans conditions aux réfugiés, la défense des peuples indigènes, la défense de l'enfance, la défense de la sécurité sociale.

D'autres propositions ont été faites, avec le soutien de tous les membres présents. Ainsi nous nous sommes accordés sur les points suivants :

Pseudo puce Défense de la liberté d'organisation des travailleurs contre les bureaucraties syndicales (...),
Pseudo puce Lutte contre toutes les formes de discrimination, d'oppression et de violence exercées sur la femme,
Pseudo puce Lutte contre toutes les formes de racisme,
Pseudo puce Pleine égalité de tous les travailleurs de quelque nationalité qu'ils soient,
Pseudo puce Soutien aux réfugiés.

Notre réseau a pour but l'union des syndicats, des dirigeants, et des militants du monde entier qui approuvent nos principes et qui sont prêts pour lancer des actions et les étendre, selon ces principes, dans le lieu où ils vivent et travaillent. Le réseau a donc un caractère syndical, un caractère de classe, une dimension populaire et se donne, par dessus tout, pour but la lutte. Cependant il ne s'agit pas d'un nouveau syndicat. Il accepte la participation de tous ceux qui veulent lutter, indépendamment de leur affiliation syndicale... En ce sens, une attention particulière sera portée à la jeunesse.

Le réseau veut être un outil de lutte pour les jeunes travailleurs en quête d'un monde meilleur. Le réseau rejette l'exploitation et l'oppression capitalistes. C'est pourquoi il revêt un caractère socialiste dans la mesure où il aspire à une société libérée de toute oppression et exploitation d'aucune sorte. Mais il ne s'agit pas d'un parti politique ni d'un relais avec un parti ou une organisation quels qu'ils soient. Le réseau préservera son autonomie et son indépendance.

Nous sommes pleinement conscient qu'il ne s'agit pas là de la première expérience d'une telle nature aussi nous nous déclarons prêts à unir nos forces avec d'autres pour construire une solidarité entre travailleurs dans le but d'accroître notre potentiel en combinant nos activités. Nous, qui nous sommes réunis à Caraguatatuba réaffirmons notre solidarité avec les travailleurs du monde entier et notre soutien tout particulier aux travailleurs Volkswagen de Mexico, actuellement en lutte pour leurs salaires, au peule équatorien, en lutte contre le modèle économique du FMI qu'on tente de lui imposer, au peuple colombien, menacé d'une agression militaire du gouvernement de Pastrana et de l'impérialisme américain, et au peuple péruvien, en lutte pour mettre fin à la dictature Fujimori.

Nos buts immédiats sont les suivants:

Pseudo puce lancer une campagne de solidarité avec les travailleurs Volkwagen de Mexico, actuellement en lutte et maintenir notre solidarité avec les travailleurs Volkswagen d'Afrique du sud, répondre aux besoin de solidarité et de soutien de tous ceux qui luttent, où qu'ils soient dans le monde. Tout membre du réseau, informé de tels situations, se doit d'en informer le reste du réseau de manière à ce que nous puissions apporter notre soutien aux travailleurs concernés,
lancer une campagne de solidarité avec la Colombie, contre l'intervention militaire US et le "plan Colombie",
Pseudo puce lancer une campagne de solidarité avec l'Equateur, en lutte contre l'emprise du dollar sur l'économie,
Pseudo puce affirmer notre soutien sans condition au non-paiement de la dette extérieure,
Pseudo puce mettre en place des campagnes pour réclamer la libération de tous les prisonniers politiques,
contre le blocus économique à Cuba.

Nous avons également décidé de nous donner les objectifs suivants :

Pseudo puce publier un rapport complet de cette réunion avec la mention des principales contributions,
Pseudo puce mettre en place un comité de liaison au Brésil pour coordonner la tâche en Amérique latine et les syndicats engagés dans le réseau,
Pseudo puce favoriser l'échange d'informations et d'expériences, l'action solidaire dans chaque branche (métallos, industrie chimique, éducation, santé). Pour cela, il est important de préparer le plus possible le sommet de l'OEA prévu prochainement à Montévidéo,
Pseudo puce continuer à travailler avec les camarades d'Europe et d'Afrique du Sud en vue de la création de comités de coordination dans ces régions, et pour organiser un nouveau congrès mondial.
Pseudo puce profiter du Forum Social International de Porto Alegre en 2001 pour organiser un congrès de militants pour créer des contacts et étendre le réseau. Dans le même but, nous devons participer au congrès de Prague du 26 septembre 2000.

Vive la lutte internationale de la classe ouvrière !

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