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Palestine - Déclaration du secrétariat de la LIT-QI
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Il n'y aura pas de paix en Palestine sans la défaite des agresseurs sionistes

Les troupes d'Israël hors des territoires palestiniens !
Vive la nouvelle Intifada !
A bas le "Plan de Paix" !
Pour la constitution d'un État Palestinien, laïque, démocratique et non raciste !

Nous assistons actuellement à une agression de l'armée d'Israël contre le peuple palestinien et une révolution de ce peuple en réponse à cette agression. C'est un devoir de toutes les organisations démocratiques, populaires, marxistes, partis politiques, organisations syndicales et de jeunes, de dénoncer partout le massacre en solidarité avec la Palestine.

Une fois de plus nous assistons à la lutte d'un peuple qui veut garantir son autodétermination, contre l'ordre colonial en vigueur au service des intérêts des grandes métropoles impérialistes. Il faut organiser des manifestations devant les ambassades yankees et israéliennes, condamner l'agression sioniste et exiger le retrait immédiat des troupes israéliennes de Jérusalem et des territoires occupés. Avec les communautés palestiniennes dans chaque pays il faut organiser une campagne de solidarité qui défende l'autodétermination du peuple palestinien. Nous devons entourer la révolution palestinienne (l'Intifada) de toute notre solidarité. La victoire des palestiniens sera une victoire de tous les peuples du monde sur le chemin de leur libération nationale et sociale.

Les antécédents du conflit

Selon la presse internationale, l'origine de ce conflit serait la haine ethnique et religieuse, c'est à dire, juif contre arabe, arabe contre juif. Mais l'histoire nous montre autre chose:

L'impérialisme naissant à la fin du siècle passé et pendant ce siècle a encouragé cette haine raciale sous le mot d'ordre : diviser pour régner. Il a divisé artificiellement le monde arabe en des dizaines de pays pour pouvoir contrôler les richesses de la région.

Pendant des siècles, l'implantation de juifs en Palestine s'est faite principalement pour des motifs religieux et sans conflits importants étant donné la tolérance arabe traditionnelle. Pendant treize siècles, il y a eu une intégration totale des juifs dans la société arabe. Ce n'est qu'avec la naissance du sionisme, promu par l'impérialisme, que la tolérance et l'intégration ont pris fin.

Après la première guerre mondiale, et jusque après la seconde, il y avait en Europe des millions de juifs persécutés et affamés qui cherchaient une place au soleil, sans être pour autant assimilés à l'économie régionale qui traversait une grande crise.

Après la première guerre mondiale, les grands bourgeois juifs (comme les barons Hirsch et Rotschild) ont alors proposé une solution à ce problème : en les utilisant comme chair à canon pour leur entreprise commerciale. De cette façon le sionisme commença à concentrer une communauté juive de plus en plus importante en Palestine, un phénomène qui s'accentua encore après la seconde guerre mondiale. Les sionistes attaquaient de plus en plus violemment les palestiniens pour les expulser de leurs terres.

La création d'Israël décidée en 1948 faisait partie des accords entre les États-Unis, l'Angleterre et l'URRS après la seconde guerre mondiale.

L'ONU propose alors une partition du territoire palestinien, pour laisser la place au nouvel "État" d'Israël. Pour garantir l'accord, il fallu une guerre contre tous les pays arabes de la région. Avec l'appui de l'impérialisme yankee (en collaboration avec la bureaucratie russe), la région riche en pétrole et qui était le théâtre de grandes révolutions a pu être contrôlée. Israël gagne la guerre et expulse les palestiniens qui doivent se contenter de misérables campements de réfugiés dans les zones de Gaza et de Cisjordanie (des ghettos ou "bantoustans" encerclés par l'armée israélienne) ou sont disséminés dans les multiples pays arabes.

C'est à partir de ce moment que les palestiniens sont expulsés de leur patrie par l'État raciste d'Israël, jusqu'à maintenant il n'y a plus jamais eu de paix dans la région. Les États-Unis ont armé Israël jusqu'aux dents comme un poste avancé de leurs propres forces militaires en y injectant des ressources financières comme dans aucun autre pays du monde, afin d'assurer la stabilité sociale de cette enclave militaire coloniale, un "porte-avions sur terre ferme", pour garantir leur domination coloniale sur la région.

L'État d'Israël, enclave coloniale raciste et théocratique, fait office de gendarme de l'impérialisme yankee dans la région, et c'est la raison pour laquelle il vit en état de guerre permanent depuis sa création en 1948.

Le retour de l'Intifada

(...) Depuis le 27 septembre 2000, une révolution est en marche en Palestine, elle s?appelle la Nouvelle Intifada. C'est la rébellion générale d'un peuple qu'on ne laisse pas vivre sur sa propre terre et qui cohabite tous les jours avec l?armée d'occupation israélienne en guerre permanente ; et qui dispose d'un armement lourd de dernière génération mis à sa disposition par les Etats-Unis.(...)

En quinze jours, 99 personnes ont perdu la vie, dont 95 palestiniens et 4 israéliens. Ces chiffres parlent d'eux mêmes et désigne l'agresseur le mieux armé en même temps qu'ils identifient les agressés. Parmi les morts, on compte beaucoup d'enfants d'environ douze ans car il s'affrontent, avec leur peuple, à l'occupation de leur nation.

Ces affrontements sont les plus importants dans la région depuis les années 1987-1993,depuis la première Intifada, la rébellion palestinienne pendant laquelle en six ans l'armée israélienne a tué 1258 personnes et qui n'a pris fin qu'avec la capitulation de Yasser Arafat, qui a accepté de s'agenouiller devant Israël et de signé un "Plan de Paix" qui accepte le contrôle de l'État fasciste d'Israël sur tout le territoire.

Lors des affrontements des derniers jours, les israéliens ont utilisés des missiles anti-chars, des grenades de percussion, des tanks et des hélicoptères de combat pour essayer d'écraser la révolution. Pendant ce temps, le chef de la Sécurité Palestinienne déclarait timidement : "Jusqu'à maintenant nous n'avons tiré aucune balle contre les soldats israéliens, mais nous ne pouvons pas rester impassible infiniment."

Une nouvelle situation politique est ouverte dans la région après le retrait des troupes israéliennes du Liban en mai 2000, expulsées par la lutte armée du peuple, après 18 années d'occupation du sud Liban. Ce qui montre que la garantie de la victoire n'est pas le "plan de paix" mais la lutte frontale du peuple en arme contre l'envahisseur, pour l'expulser. Cette lutte a mis fin au mythe de l'invincibilité des troupes israéliennes.

Cet exemple a montré à tout le peuple palestinien que la lutte peut défaire l'armée israélienne, alors que les plans de paix, promus par Washington, ne peuvent conduire qu'à l'esclavage colonial à perpétuité.

Les affrontements s'étendent maintenant aussi à l'intérieur même du "territoire" israélien où vivent un million d'arabes, en général un secteur de la population qui a une meilleure situation que celle des palestiniens des camps et qui se mobilise plus difficilement. Cette fois-ci, ils sont tous ensemble, solidaire de la lutte palestinienne général, ce qui donne lieu à un début de guerre civile à l'intérieur même d'Israël.

Dans le monde il y a de nombreuses manifestations de solidarité avec la cause palestinienne, contre l'agression sioniste, principalement dans le monde arabe. Au Maroc, plus d'un demi million de manifestants agitaient le drapeau palestinien et lançaient des cris en faveur de l'Intifada. Il y a déjà eu des manifestations massives en Égypte et au Yemen,(...).

Suite à ces pressions, les 22 gouvernements arabes, réunis au Caire au début d'octobre, ont adopté une résolution à l'unanimité qui condamne Israël et qui "offre un soutien politique, financier et moral aux palestiniens contre l'agression israélienne". Mais ces gouvernements bourgeois dépendants de l'impérialisme yankee, ont au centre de leur politique la défense de la "paix". Ainsi en Jordanie, où 40% de la population est d'origine palestinienne, le roi a interdit les manifestations en faveur des palestiniens. Il craint que la mobilisation révolutionnaire de ces 40% de la population n'engendre la déstabilisation de la Jordanie. En Syrie aussi, la police a empêché à 2000 manifestants d'entrer dans l'ambassade des USA.

Barak vient d'annoncer la constitution d'un gouvernement "d'unité nationale" avec Ariel Sharon, le leader de l'extrême droite israélienne. Ce qui signifie en claire qu'Israël est prête à mener une guerre d'extermination totale contre les palestiniens. Ce même Ariel Sharon est le promoteur de l'invasion du Liban en 1982 et est responsable de la mort de plus de vingt mille palestiniens et libanais. C'est également l'auteur de la provocation récente de Jérusalem qui a réveillé la rébellion palestinienne. (...).

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