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Communiqué
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Tous ensemble pour défendre nos retraites

L'application du traité de Maastricht-Amsterdam l'exige. Les spéculateurs et les exploiteurs de tous les pays d'Europe l'exigent, et déjà plusieurs états ont adopté des mesures similaires : allongement de la durée de cotisation pour bénéficier de la retraite, recul de l'âge de départ, mise en place d'un régime par capitalisation. Voilà aujourd'hui les exigences du MEDEF représentant les patrons.

Voilà ce que le gouvernement approuve , lui qui se prépare a transcrire dans le droit français, par ordonnances, 50 directives européennes, dans tous les domaines, attaquant nos acquis.

Voilà ce que la CES (Confédération Européenne des Syndicats) cautionne , elle qui siège dans l'atmosphère discrète et feutrée du Comité Economique et Social européen au côté de son équivalent patronal, l'UNICE.

En imposant de discuter de son projet de refondation sociale, le MEDEF veut remettre en cause un siècle d'acquis des travailleurs. En acceptant de s'asseoir autour de la table avec le patronat, voilà dans quelle galère nous ont entraîné les bureaucraties syndicales.

Avec le PARE, c'est l'assurance chômage qui a été bouleversée, avec le PARE le chômeur est rendu responsable de sa situation, alors que les patrons encaissent. Maintenant, ce sont les retraites complémentaires (AGIRC et ARCO) qui sont dans le collimateur. Les patrons bloquent le financement de l'organisme qui permet le départ à 60 ans sans abattement : n'acceptons pas le chantage patronal ! Nous sommes tous concernés, du plus jeune au plus vieux.

Mais MEDEF et ses amis ne s'arrêtent pas là : en exigeant l'allongement du temps de cotisation (45 ans !) et la "retraite à la carte", ils veulent repousser l'âge de départ effectif à 65, 70 ans... voire plus. Les experts en charlatanisme nous l'affirment, demain nous vivrons tous jusqu'à 120 ans et, grâce à quelques hormones et pilules miracle, nous garderons nos 20 ans jusqu'au bout et, "donc", nous pourrons travailler plus longtemps. De qui se moquent-ils ?

Si nous ne les arrêtons pas tous ensemble, chômage, précarité et salaires en chute libre nous préparent un avenir autrement plus sombre...

Les retraites par répartitions sont menacées tout de suite. Le patronat rêve d'une retraite minimale par répartition, basée sur la solidarité, pour "assurer la cohésion sociale" comme dirait Jospin. Le reste, l'essentiel, serait soumis aux caprices de la bourse à travers des fonds de pension "à la française". Ces fonds de pensions auraient vite les mêmes prétentions que leurs homologues anglo-saxons et deviendraient, eux aussi, des machines à restructurer les entreprises et à supprimer des emplois.

Pas assez d'actifs, trop de retraités ? La catastrophe, promise pour 2005 a été repoussée à 2025 puis à 2040, mais le scénario est plus spectaculaire encore. La démographie a bon dos. Refusons les arguments des escrocs qui veulent nous faire oublier que leurs profits ont explosé ces 20 dernières années pendant que le chômage, des jeunes surtout, et la précarité s'étendaient. Les "gains de productivité" doivent être utilisés à assurer les retraites d'aujourd'hui et de demain. Ils sont le produit de notre travail, confisquons-les !

Devant la brutalité de l'attaque patronale, les mêmes confédérations syndicales (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, CGT-FO) qui ont accepté de discuter de la "refondation sociale" font marche arrière et appellent à "une journée nationale d'action et de mobilisation ", à des manifestations d'actifs et retraités du le secteur privé, le 25 janvier. C'est un premier pas. Mais peut-on sérieusement appeler à manifester sans appeler à faire la grève ?

Par des assemblées générales, comme en 1995, et dès maintenant, nous devons préparer la grève générale de l'ensemble des travailleurs de l'ensemble des professions : secteur privé, secteur public, administrations. Il faut imposer le recul patronal et gouvernemental, garantir et élargir nos droits.

NE TOUCHEZ PAS A NOS RETRAITES !

DEPART A 60 ANS MAXIMUM POUR TOUS AVEC PLEINE PENSION !

NON A LA "RETRAITE A LA CARTE" !

NON A LA CAPITALISATION ET AUX FONDS DE PENSION !

DEFENSE DE LA REPARTITION POUR TOUTES LES RETRAITES !

37 ANS ET DEMI MAXIMUM DE COTISATIONS POUR TOUS !

Le 17 janvier 2001

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