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Communiqué du GSI - L'Internationaliste n°49

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Manifestations du 13 mai 2003
"Aujourd'hui dans la rue, demain on continue"...

C'est un des slogans entendus dans les quelques 117 manifestations organisées dans tout le pays, avec "public, privé, tous ensemble", "capitalisation non, répartition oui", "37,5 ans maximum, taux plein à 60 ans, 75% pour tous". Même la police reconnait plus d'un million de manifestants en tout  ! Les syndicats annoncent 2 millions, plus de 250  000 à Paris. De nombreux jeunes étaient là, actifs et retraités reprenaient le slogan de 95 "tous ensemble". Cela malgré des transports en commun paralysés dans de très nombreuses villes.

Les fonctionnaires, les employés du secteur nationalisé mais aussi les travailleurs de l'automobile, de banques et assurances privées, d'entreprises de la construction, de la chimie, de l'électronique, de la téléphonie, de la presse ou du spectacle étaient dans la rue : la jonction entre les travailleurs du public et du privé est en train de s'opérer.

Le nombre de grévistes, qui n'est pas totalement connu à l'heure où ces lignes sont écrites, fait ressortir toutefois jusqu'à 90% dans certains hôpitaux, 70% dans l'éducation nationale, 45% à la Poste, plus de 55% dans les chemins de fer et les transports en commun de la région de Paris (chiffres reconnus par les patrons ! donc en dessous de la réalité).

Dans certains secteurs, comme les chemins de fer, il est déjà question de reconduire la grève. A une journaliste qui lui demande si son organisation donne un mot d'ordre pour poursuivre, le secrétaire général de la CGT, qui appelle le ministre "à de véritables négociations" répond que les assemblées générales déciderons. Mais il insiste sur le prochain rendez-vous de manifestation qui est fixé au... dimanche 25 mai, pour un défilé national à Paris ! Le Conseil des ministre devant prendre sa décision définitive le 28...

Le secrétaire général de la CFDT de son côté se déclare "prêt à aller jusqu'au bout pour améliorer le projet" du gouvernement. Le ministre F. Fillion explique quant à lui qu'il "n'entendra pas le message de ceux qui refusent la réforme" mais qu'il est prêt à "entendre tous ceux qui souhaitent agir pour améliorer le projet".

Tout le monde reconnait que c'est le plus gros mouvement de grève et manifestations depuis 1995, même si on prend en considération la manifestation du 1er mai 2002... manifestation dont le souvenir ressurgit pourtant aujourd'hui ironiquement.

En effet, au Premier ministre, J.-P. Raffarin, qui a déclaré ces derniers jours que "ce n'est pas la rue qui gouverne", de nombreuses pancartes faisant référence à l'élection présidentielle rappelaient que c'est bien "la rue" qui l'a mis là ou il est ! Et les slogans d'insister : "Juppé on t'a eu, Raffarin on t'aura".

D'ores et déjà, au dela de l'exigence sur les retraites, le mouvement tend dorénavant à poser la question du gouvernement, ce que les directions syndicales liée à la défunte "gauche plurielle" ne peuvent en aucun cas accepter. La journée d'aujourd'hui rend immédiatement nécessaire l'appel à la grève générale dans l'unité.

Le 13 mai 2003 au soir.

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