Soixante-quinze
universités ont participé à la
préparation de cette Assemblée Générale qui a
réuni 196 délégués. Elle appelle dans toutes
les universités, les enseignants-chercheurs,
les personnels, les IATOSS et les étudiants à
rejoindre une grève illimitée jusque la
satisfaction des revendications suivantes
:
- Retrait du projet de décret sur le
statut des enseignants-chercheurs
- Restauration des cadres nationaux des
diplômes
- Retrait de la « réforme » de la
formation des professeurs
- Arrêt du démantèlement des organismes
de recherche et de la fonction
publique,
- Retrait du contrat doctoral
- Restitution des postes supprimés,
créations de nouveaux postes et
titularisation des contractuels.
Les riches débats qui s'y sont déroulés
ont ouvert la perspective d'une journée
nationale d'actions, dans le cadre de la
grève illimitée, le 5 février ainsi qu'une
manifestation centralisée le 10 février
devant le ministère de l'enseignement
supérieur et de la recherche à Paris.
La prochaine réunion de la coordination
aura lieu sur la base de l'envoi de
délégués élus et mandatés par les
assemblées générales.
La détermination des enseignants
chercheurs a donc d'emblée imposé la
constitution de ce qui est de fait un comité
de grève.
En posant clairement le lien entre les
revendications et la loi LRU, en appelant à
la grève « totale et illimitée », en
projetant de construire la lutte dans
l'unité avec le primaire et le
secondaire, les
enseignants-chercheurs donnent le ton de la
radicalisation de la lutte. Ils
montrent à tous la voie à suivre pour aller
vers la grève générale.
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