La jeunesse : cible
centrale du gouvernement !
Que signifie dans le fond la réforme de
l'éducation exécutée par le ministre de
l'éducation nationale Xavier Darcos ? Moins
d'enseignants, classement des écoles,
notamment des lycées, destruction de la carte
scolaire qui permettait une égalité d'accès à
l'école, casse des diplômes dont le premier
est le bac... Le gouvernement veut tout
simplement affaiblir l'enseignement public et
le mettre en concurrence avec le privé.
Sarkozy, Darcos et Pécresse (ministre de
l'enseignement supérieur) ont l'objectif de
tirer un trait sur notre école publique,
laïque et gratuite, tout en dissertant devant
qui veut l'entendre sur l'égalité des
chances. L'école ne serait pas un lieu de
reproduction des inégalités, si celles ci
n'existaient pas dans la société. Au
contraire, l'école laïque, gratuite et
obligatoire protège la jeunesse, la remettre
en cause c'est vouloir en finir avec toute
égalité. La politique du gouvernement c'est
les riches avec les riches, les pauvres avec
les pauvres, et les profits seront bien
gardés !
Pour imposer son projet politique déjà
vieux, déjà périmé, Sarkozy doit à tout prix
mettre la jeunesse au tapis, lui interdire
toute révolte et l'enfermer dans les maisons
de prière ! Quand il annonce la fin du
planning familial pour 2011, il obéit aux
lobbys religieux qui s'opposent à la
contraception et à l'avortement. Pour lui et
ses ministres, seule compte la morale des «
livres saints », surtout si cela peut pousser
les jeunes femmes à s'occuper d'un foyer
plutôt que de travailler normalement et de se
battre pour leurs droits. La laïcité positive
de Sarkozy signifie pour la jeunesse un
parcours tracé, de l'église à l'usine pour
les garçons, de l'église à la maison pour les
filles !
Lorsque nous nous battons pour notre
éducation, nous nous battons pour nos
diplômes et donc pour notre avenir. Le
diplôme du bac est national, il est cadré par
le code du travail et les conventions
collectives. En brisant la valeur nationale
du bac, le gouvernement ne nous offre qu'un
avenir de chômage et d'intérim ! Depuis le
mois de novembre, nous sommes mobilisés
contre la casse de notre éducation et de nos
diplômes. Cette forte mobilisation inquiète
le gouvernement qui met en place une
répression de plus en plus forte. Maintenant
les préfectures ont l'ordre d'interpeller et
d'arrêter les meneurs de manifestations
lycéennes non déclarées, les proviseurs sont
chargés de prévenir les forces de l'ordre en
cas de blocus et de dénoncer les participants
au mouvement.
La crise n'épargne
personne
Pas un jour ne se passe sans que l'on
apprenne la fermeture d'une entreprise et la
mise sur le carreau de ses travailleurs. La
crise est là et ne montre encore que la tête
de son terrible iceberg. Le FMI a annoncé une
croissance mondiale négative pour 2009.
Depuis des années la spéculation et la
surproduction internationale a nécessité que
les salaires baissent. Cette baisse a fait
chuter la consommation, entraînant ainsi
celle de la production à l'échelle
internationale. Et quand les entreprises
produisent moins, elles réduisent les
salaires et licencient.
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Nous sommes dans un cercle
vicieux qui découle de l'économie
capitaliste. Depuis un demi-siècle les
capitalistes ont parié dans la spéculation
comme l'on mise au loto. Ils ont parié
énormément d'argent. Ils ont même parié sur
le dos des jeunes et des travailleurs du
monde entier des milliards qu'ils n'avaient
pas, et qu'ils n'auront jamais : parce
qu'aujourd'hui ils ont tout perdu !Qui doit
payer les dettes des actionnaires, des
banquiers et patrons qui depuis la fin de la
seconde guerre mondiale ont préparé sans s'en
rendre compte une crise encore plus profonde
que celle qu'ils avaient déclenchée dans les
années 1930 ? Quelles sont les solutions pour
sortir de cette crise ?
Pour Sarkozy tout le monde doit se serrer
les coudes. En réalité, toute la politique du
gouvernement se résume à faire payer la crise
aux travailleurs en détruisant le code du
travail, la santé, l'éducation publique et
les diplômes et à laisser ses amis
capitalistes continuer à percevoir des
profits immenses et à distribuer d'importants
dividendes aux actionnaires. On voit bien
qu'aucune de ses mesures, que ce soit à moyen
ou à long terme ne vont régler le problème du
chômage et des bas salaires.
Ils doivent payer leur
crise !
Pas un jour ne se passe sans que le
gouvernement de Sarkozy n'annonce une
nouvelle attaque contre les jeunes et les
travailleurs. La mobilisation doit continuer
malgré et contre la répression. Partout en
France des salariés sont en grève, parfois
même occupent leurs usines pour défendre
leurs emplois. Les lycéens et les étudiants
ont le devoir de soutenir ces luttes dans
l'unité d'action ! C'est pourquoi nous
appelons les lycéens à participer massivement
à la journée de grève et de manifestation du
19 mars.
Nous devons comme en Guadeloupe, tous
ensemble, aboutir à une grève générale
illimitée ! La seule manière de garantir nos
diplômes et nos emplois est une lutte
unitaire et déterminée à aller jusqu'au bout,
pour faire tomber ce gouvernement au service
des capitalistes. Il n'y a que par la grève
générale que nous pourrons aller vers un
gouvernement ouvrier issu de nos
mobilisations. Un gouvernement qui fera payer
la crise aux capitalistes en nationalisant
les banques et les grandes entreprises sous
contrôle ouvrier, sans indemnités, ni rachat
!
Tous ensemble le 19 mars, en grève et dans
la rue !
Grève générale illimité et unitaire de la
jeunesse et des travailleurs !
Nationalisation sous contrôle ouvrier des
banques et des grandes entreprises,
sans indemnités, ni rachat !
Pour un gouvernement ouvrier issu de nos
mobilisations !
Le 14 mars
2009
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