| Le 14 septembre, la cour
d’appel de Nouméa a maintenu la
condamnation du Président de l’USTKE,
Gérard Jodar , à neuf mois de prison ferme.
Cinq autres syndicalistes ont aussi écopé de
prison ferme au Camp EST de Nouméa.
Ces condamnations sont inadmissibles, et
montrent la détermination de l’Etat
colonial français à détruire toute structure
d’organisation du mouvement ouvrier en
Kanaky. En effet depuis plusieurs mois, les
syndicalistes de l’USTKE, sont
systématiquement réprimés : répression
policière des luttes, arrestations de
syndicalistes sur leurs lieux de travail, des
mandats de dépôts de plus en plus fréquents
sous de faux prétextes.
La lutte des militants et de leurs
sympathisants pour la réintégration
d’une jeune précaire en CDD travaillant
chez Air Cal, a été une lutte héroïque, qui
s’est fait dans la détermination et la
solidarité avec de nombreux autres
travailleurs, notamment de brousse ou des
îles qui sont venus sur Nouméa pour soutenir
la grève générale.
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Parallèlement, une campagne
anti-USTKE est lancée depuis plusieurs mois
notamment de par les provocations de Yves
Dassonville, Haut-Commissaire de
Nouvelle-Calédonie, relais de l’Etat
français sur ce territoire. Mais ce qui est
plus grave encore, c’est le soutien
qu’apportent le Parti Socialiste local,
ainsi que les partis traditionnellement
« indépendantistes », le FLNKS et le PALIKA à
cette campagne anti-syndicale.
Le GSI salue et soutient
inconditionnellement la lutte des
travailleurs kanaks exploités.
Le GSI appelle les organisations qui se
revendiquent du mouvement ouvrier à soutenir
dans la lutte tous les exploités, et à les
soutenir en Kanaky dans leurs luttes contre
la barbarie de l’Etat colonial.
Le GSI appelle toutes les organisations
politiques et syndicales à construire un
mouvement unitaire pour sortir les luttes
kanaks de leur isolement. Leur combat
c’est le nôtre. Seule une unité réelle
sur le terrain de la lutte des classes,
l’unité de la classe ouvrière française
et kanak leur permettra de gagner, et
d’obtenir la libération immédiate de
Gérard Jodar et des autres syndicalistes
incarcérés et d’obtenir l’arrêt
immédiat de toutes les poursuites lancée par
la justice coloniale.
Paris,
le 19 septembre 2009
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