Ce n'est pas à nous de
payer la crise des capitalistes !
Depuis des mois, la crise du système
capitaliste frappe des millions d'entre nous,
travailleurs, qui de par le monde sommes
jetés au chômage. Dans ce pays, chaque mois,
les licenciements se comptent par dizaines de
milliers. Qu'ils soient réellement provoqués
par la crise ou que les patrons se cachent
derrière cet alibi pour mener des
restructurations brutales, ces licenciements
sont inacceptables.
Pendant des années, sous prétexte de «
réalisme économique » et pour les besoins de
leur concurrence, patrons, actionnaires et
capitalistes ont exigé de nous tous les
efforts : travailler toujours plus pour
gagner toujours moins, supporter les
brimades, se plier au chantage des fermetures
d'usines et des délocalisations, sacrifier
notre vie de famille.
Les capitalistes nous ont imposé la
flexibilité, la remise en cause de nos acquis
sociaux, le démantèlement de notre protection
sociale, la privatisation des services
publics. Ils cherchent toujours à faire de
notre santé et de l'instruction de nos
enfants la source de profits encore plus
juteux. Ils ont empoché des profits
considérables, mais pour eux, cela ne
suffisait pas. Ils ont utilisé les richesses
que nous avons produites pour spéculer. Ils
nous ont plongés dans les dettes. Ils ont
cherché à tirer des profits encore plus
grands de nos malheurs avec leurs bataillons
d'avocats, de notaires, d'huissiers et leurs
officines de recouvrement.
Les capitalistes ont multiplié toutes les
acrobaties financières possibles. Et ce, le
plus souvent en toute légalité puisque les
gouvernements à leurs ordres, à leur botte,
ont fait des lois permettant aux capitalistes
d'échapper, dans tous les cas, aux
conséquences de leurs actes. Avec cynisme,
les spéculateurs appellent cela « pile, je
gagne ; face, tu perds ». Leur seule règle :
« privatiser les profits, socialiser les
pertes ». Ils ont pris des risques avec le
produit de notre travail, ils ont perdu,
provoquant la pire crise depuis celle de
1929.
Ayant perdu des milliers de milliards de
dollars, les capitalistes exigent maintenant
que nous remboursions, à la fois, nos dettes
et leurs pertes ! Quel culot monstrueux ! Les
capitalistes ont mené l'économie mondiale à
la catastrophe, ont mené des pays au bord de
la faillite, mais ils continuent à diriger
les entreprises, et ils en sont toujours les
actionnaires, les propriétaires.
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Subventions pour les
patrons, répression pour les grévistes
?
Dans chaque pays nous assistons au même
scandale moral, social et politique : les
gouvernements déversent des centaines, des
milliers de milliards de dollars, ou d'euros,
d'argent public dans les caisses
d'entreprises privées. Les patrons et les
actionnaires font ce qu'ils veulent de cet
argent, ils n'ont de compte à rendre qu'à
eux-mêmes, les gouvernements ne leur
demandant que des promesses, des «
engagements de bonne conduite », des «
chartes de déontologie » faites pour amuser
la galerie.
Les patrons sont « incités » à faire bon
usage de l'argent public qu'ils ont pris
l'habitude de dilapider pour le plus grand
profit des actionnaires et, bien entendu, en
fidèles larbins du capitalisme, ils se
servent au passage de confortables bonus, des
parachutes dorés ou de grasses retraites de
luxe. Là aussi, bien entendu, cet avocat
d'affaires qui est à la tête du pays, N.
Sarkozy, leur fait la leçon, leur adresse des
remontrances et exige d'eux des engagements
et des promesses. Lesquelles promesses «
n'engagent que ceux à qui elles sont faites
», selon la formule de Ch. Pasqua, parrain en
politique de N. Sarkozy. Ils doivent bien
rigoler, ceux qui ont financé son élection...
Même s’ils sont aussi inquiets.
Ainsi, la brutalité et la haine de classe
des capitalistes n'a pas de limites. Là où
les travailleurs rechignent à se soumettre et
se révoltent contre la tyrannie capitaliste,
là où les travailleurs qui n'ont plus rien à
perdre combattent pour conserver leur
dignité, ils sont traînés en justice !
Sarkozy et Fillon, complices des
capitalistes, menacent les travailleurs de
toutes les rigueurs de « l'Etat de droit » et
de leur justice de classe. Sarkozy et Fillon
osent menacer et poursuivent les travailleurs
qui refusent de payer la crise des
capitalistes.
Défendre les grévistes
sanctionnés et poursuivis est un devoir pour
tous
Il est grand temps pour les directions des
organisations syndicales de rompre avec les
pratiques de « dialogue social » qui
entravent l'action des travailleurs et des
organisations syndicales. Il faut travailler
à unifier les luttes à l'échelle du pays, du
continent, du monde, comme le préconisent les
métallurgistes du Brésil (voir au
verso de ce tract). Aujourd'hui, la
responsabilité de toutes les organisations
syndicales, à tous les niveaux, c'est
d'organiser la solidarité de l'ensemble de la
classe ouvrière contre l'arbitraire
gouvernemental et patronal par une campagne
massive pour :
Aucune sanction, aucune
poursuite, aucune condamnation pour les
travailleurs qui luttent !
Paris,
1er mai 2009
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