Pourquoi N. Sarkozy
veut-il « réformer » les lycées ?
Le projet présenté par N. Sarkozy le 13
octobre, qui sera appliqué par Luc Chatel,
ancien patron de L’Oréal recyclé en
ministre de l’Éducation nationale, a le
même objectif que la loi de l’année
dernière. Souvenons-nous bien que Xavier
Darcos avait été contraint de suspendre son
projet de casse du bac sous la pression de
notre mobilisation et par crainte d’une
union avec la jeunesse grecque. Mais N.
Sarkozy a décidé d’appliquer coûte que
coûte cette contre-réforme.
Dans son discours, N. Sarkozy nous
explique que « quand on naît avec comme seul
héritage les possibilités que la République
vous offre, si la République vous offre
moins, vous avez encore moins que les autres
qui, eux, ont l’héritage de la
naissance. » Dans la bouche de N. Sarkozy,
l’existence d’une classe qui
possède tout et d’une autre qui
n’a que quelques acquis dans la
République, comme l’école, ne fait pas
de doute.
Le bac est un diplôme. L’État
garantit que sa valeur soit la même partout
en France parce qu’il cadre son contenu
à l’échelle nationale. Le plan actuel
du gouvernement est de décomposer les
filières existantes d’un côté, et de
donner la responsabilité des contenus aux
établissements d’un autre, afin de
détruire le cadre national du bac. Si le bac
n’a plus son contenu national, alors
émergeront des lycées d’élite dans les
régions riches qui donneront accès à des
grandes écoles d’excellence pour une
minorité d’étudiants, et dans les
lycées les plus pauvres et populaires les
écoles pousseront par manque de moyens les
enfants d’ouvriers sur les bancs des
boîtes d’intérim et de Pôle emploi sans
aucune qualification. Ils ont déjà détruit le
BEP, et poussé des milliers de jeunes hors
des écoles !
NON, C’EST NON ! RETRAIT
DÉFINITIF DU PLAN DARCOS-CHATEL !
RESTITUTION DE TOUS LES POSTES
SUPPRIMÉS !
N. Sarkozy est au service
du capitalisme, tout simplement !
Le gouvernement est déterminé à privatiser
l’ensemble des services publics, à
revenir sur nos droits fondamentaux à
l’éducation et à la santé, et à
détruire toutes les protections des
travailleurs. La transformation de La Poste
en société anonyme, les suppressions massives
de postes à l’éducation nationale, la
fermeture de 182 blocs opératoires « non
rentables » et les incessantes remises en
cause du code du travail sont toutes des
éléments d’un plan d’ensemble du
gouvernement, un projet de société.
La crise financière a remontré à
l’ensemble de la classe ouvrière et de
la jeunesse que le système capitaliste
n’est pas un système de liberté et de
progrès pour l’humanité. Après les
milliards d’euros et de dollars
d’argent public offerts aux financiers
pour soi-disant « moraliser le capitalisme »,
nous voyons que la seule liberté qui règne
encore aujourd’hui, c’est la
liberté pour les capitalistes de fermer les
entreprises et de spéculer sur la misère des
États et des peuples.
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Casser les diplômes permet
de déqualifier l’ensemble des
travailleurs, et donc de faire baisser les
salaires. Les capitalistes et les
gouvernements à leur service sont aveuglés
par leur soif de profit, et nous pouvons être
certains que tant qu’ils détiendront
les arcanes du pouvoir, l’économie ne
pourra pas satisfaire l’immense étendue
des besoins des peuples, des travailleurs et
des jeunes.
Nous mobiliser pour sauver
le lycée public !
Nous avons démontré l’année dernière
que seule la mobilisation paie pour
faire reculer le gouvernement. Nous
devons donc continuer à nous battre pour
empêcher définitivement le gouvernement de
détruire notre enseignement public et nos
diplômes, qui seuls pourront nous
garantir un vrai travail avec un vrai
salaire. Le 20 octobre dernier des
manifestations ont eu lieu en France
rassemblant jusqu’500 lycéens à
Cherbourg et 300 à Aix. À Paris,
malheureusement, l’improvisation et
l’indécision de bureaucrates en
culottes courtes n’a pas permis de
réussir cette journée d’action.
Nous pouvons gagner aujourd’hui !
Pour cela nous devons être convaincus que
l’unité avec les étudiants
d’abord, puis avec l’ensemble des
salariés en lutte est indispensable,
afin de construire collectivement un
mouvement de lutte qui fera plier le
gouvernement ! Nous devons le faire malgré et
contre les petits appareils syndicaux et
politiques qui veulent contrôler nos luttes
pour mieux les casser.
Le 17 novembre est une journée de
mobilisation universitaire. Nous devons la
soutenir ! Le 24 novembre est une journée de
lutte de la maternelle à l’université.
Elle est nôtre et nous devons massivement
manifester ce jour-là pour exprimer nos
revendications ! Nous devons exiger
tous ensemble le retrait de la
réforme Chatel et réclamer la restitution de
tous les postes supprimés. Mais nous avons
également le devoir de soutenir les
revendications de tous les secteurs en
lutte dans les universités, les
services publics et dans le privé.
UNITÉ AVEC LES ÉTUDIANTS
!
UNITÉ AVEC LES SALARIÉS
!
Le GSI appelle donc tous les lycéens à se
battre dans la perspective de faire plier le
gouvernement, tous ensemble, sur la totalité
de nos revendications !
ABROGATION DE LA LRU, QUI
PRIVATISE LES FACS !
NON À LA PRIVATISATION DE
LA POSTE !
RENATIONALISATION DE TOUS
LES SERVICES PUBLICS !
INTERDICTION DE TOUS LES
LICENCIEMENTS !
Le
2 novembre 2009
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