| L'assemblée nationale a adoptée
sans surprise la loi sur les retraites ce 15
septembre. Le PS et les autres groupes « de
gauche » qui ont voté contre (PC et divers
gauche) continuent à nous faire croire que ce
plan est amendable, si ce n'est pas
maintenant, alors en 2012 !
Pourtant seul le retrait définitif de
cette contre-réforme peut être satisfaisant.
La loi est passée à l’Assemblée mais
nous savons depuis la bataille contre le CPE
qu’une loi peut être retirée. Nous
obtiendrons le retrait, mais nous devrons
nous battre jusqu'au bout.
Ni cette réforme, ni une
autre !
Le Parti Socialiste promet qu'il reviendra
au départ à 60 ans s'il parvient au pouvoir
en 2012. Première conclusion évidente : le PS
et ses alliés acceptent le plan brutal de
Sarkozy sans même le combattre ! Et surtout,
pour le PS et ses alliés, le reste de
la loi Woerth-Sarkozy est
acceptable.
Le projet du PS est en fait une
retraite « à la carte »,
individualisée. Si l'âge de départ l'égal
pour partir à la retraite reste théoriquement
à 60 ans, le PS accepte que la durée de
cotisation augmente jusqu'à 41,5 ans pour
partir à taux plein ! Cette « réforme
» du PS se fonde en fait sur la destruction
de nos acquis ouvriers et sociaux
!
D'autres projets, qui se présentent encore
plus à gauche, expliquent qu'ils faut
partager les richesses en taxant les
capitaux. Ne soyons pas naïfs ! Toute
taxe sur les profits sera automatiquement
transférer sur les salaires ! Seul
le travail produit de la richesse : les
travailleurs financeront donc le régime, mais
indirectement.
Ensuite, taxer le capital revient à
réorienter nos cotisations sociales dans le
budget de l'Etat, et non plus dans les
caisses de sécurité sociales gérées en partie
par les syndicats. Nous n'aurions plus aucun
contrôle sur notre retraite. Or la
répartition signifie que nous, travailleurs,
contrôlions nos régimes de retraites,
en toute indépendance du patronat et
de l'Etat.
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Ces fausses réformes cassent le
système actuel pour nous pousser vers
les fonds de pensions. Tout ce qui
est proposé sont des contre-réformes qui
ouvrent la voie à la politique du
gouvernement.
C'est l'augmentation des
salaires et le plein
emploi que nous revendiquons, afin
que nos cotisations socialisées financent
pleinement le régime de retraites par
répartition. Nous n'avons pas à revendiquer
une réforme juste, mais un vrai
travail et un vrai salaire !
La priorité : le retrait
!
Le 7 septembre nous étions 2,5 millions
dans la rue alors même que les confédérations
n'avaient pas appelé à la grève. Le
gouvernement est affaiblit et nous sommes des
millions prêts à nous battre pour le
retrait : les conditions sont
réunies pour imposer le rapport de force. Si
nos directions syndicales ne trainaient pas
autant les pieds nous pourrions déjà nous
organiser à l'échelle nationale dans la grève
pour le retrait.
En réalité, la contre-réforme des
retraites sert à contenter les intérêts du
capitalisme. Les agences de notations
financières qui ont imposé un plan de rigueur
infâme au peuple grec applaudissent
aujourd'hui le gouvernement Sarkozy qui
détruit la retraite par répartition.
Tous ceux qui ne luttent pas pour le
retrait de la loi Woerth-Sarkozy aident
objectivement le gouvernement à
passer la loi et combattent ouvertement
classe ouvrière.
Dès maintenant, mobilisons nous dans
l'unité sur nos lieux de travail pour
exiger le retrait de la
réforme et revendiquer le départ à
taux plein à 60 ans maximum et 37,5 années de
cotisations maximum pour tous.
Appelons-la grève générale jusqu'au bout ou
bien grève reconductible jusqu'au retrait,
peu importe ! Ce qui compte c'est la
mobilisation tous ensemble pour le retrait
!
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