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Communiqué et tract paru dans l'Internationaliste n°102

Pseudo puce Retour aux déclarations et communiqué de 2010

Après le 23, continuons jusqu'au retrait !

Déclaration du GSI, le 15 septembre 2010

L'assemblée nationale a adoptée sans surprise la loi sur les retraites ce 15 septembre. Le PS et les autres groupes « de gauche » qui ont voté contre (PC et divers gauche) continuent à nous faire croire que ce plan est amendable, si ce n'est pas maintenant, alors en 2012 !

Pourtant seul le retrait définitif de cette contre-réforme peut être satisfaisant. La loi est passée à l’Assemblée mais nous savons depuis la bataille contre le CPE qu’une loi peut être retirée. Nous obtiendrons le retrait, mais nous devrons nous battre jusqu'au bout.

Ni cette réforme, ni une autre !

Le Parti Socialiste promet qu'il reviendra au départ à 60 ans s'il parvient au pouvoir en 2012. Première conclusion évidente : le PS et ses alliés acceptent le plan brutal de Sarkozy sans même le combattre ! Et surtout, pour le PS et ses alliés, le reste de la loi Woerth-Sarkozy est acceptable.

Le projet du PS est en fait une retraite « à la carte », individualisée. Si l'âge de départ l'égal pour partir à la retraite reste théoriquement à 60 ans, le PS accepte que la durée de cotisation augmente jusqu'à 41,5 ans pour partir à taux plein ! Cette « réforme » du PS se fonde en fait sur la destruction de nos acquis ouvriers et sociaux !

D'autres projets, qui se présentent encore plus à gauche, expliquent qu'ils faut partager les richesses en taxant les capitaux. Ne soyons pas naïfs ! Toute taxe sur les profits sera automatiquement transférer sur les salaires ! Seul le travail produit de la richesse : les travailleurs financeront donc le régime, mais indirectement.

Ensuite, taxer le capital revient à réorienter nos cotisations sociales dans le budget de l'Etat, et non plus dans les caisses de sécurité sociales gérées en partie par les syndicats. Nous n'aurions plus aucun contrôle sur notre retraite. Or la répartition signifie que nous, travailleurs, contrôlions nos régimes de retraites, en toute indépendance du patronat et de l'Etat.

Ces fausses réformes cassent le système actuel pour nous pousser vers les fonds de pensions. Tout ce qui est proposé sont des contre-réformes qui ouvrent la voie à la politique du gouvernement.

C'est l'augmentation des salaires et le plein emploi que nous revendiquons, afin que nos cotisations socialisées financent pleinement le régime de retraites par répartition. Nous n'avons pas à revendiquer une réforme juste, mais un vrai travail et un vrai salaire !

La priorité : le retrait !

Le 7 septembre nous étions 2,5 millions dans la rue alors même que les confédérations n'avaient pas appelé à la grève. Le gouvernement est affaiblit et nous sommes des millions prêts à nous battre pour le retrait : les conditions sont réunies pour imposer le rapport de force. Si nos directions syndicales ne trainaient pas autant les pieds nous pourrions déjà nous organiser à l'échelle nationale dans la grève pour le retrait.

En réalité, la contre-réforme des retraites sert à contenter les intérêts du capitalisme. Les agences de notations financières qui ont imposé un plan de rigueur infâme au peuple grec applaudissent aujourd'hui le gouvernement Sarkozy qui détruit la retraite par répartition. Tous ceux qui ne luttent pas pour le retrait de la loi Woerth-Sarkozy aident objectivement le gouvernement à passer la loi et combattent ouvertement classe ouvrière.

Dès maintenant, mobilisons nous dans l'unité sur nos lieux de travail pour exiger le retrait de la réforme et revendiquer le départ à taux plein à 60 ans maximum et 37,5 années de cotisations maximum pour tous. Appelons-la grève générale jusqu'au bout ou bien grève reconductible jusqu'au retrait, peu importe ! Ce qui compte c'est la mobilisation tous ensemble pour le retrait !

Départ à taux plein à 60 ans maximum pour tous

37,5 années de cotisations maximum pour tous

Grève générale jusqu’au retrait !

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