| Les caisses de l'État seraient
vides ! L'État vivrait au-dessus de ses
moyens ! Depuis le début de la crise, le
gouvernement use de ces arguments pour
imposer la rigueur budgétaire et salariale,
pour multiplier les contre-réformes.
Privatisation des services publics (EDF,
GDF, La Poste, SNCF, etc..), démantèlement
annoncé des retraites par répartition,
privatisation de l'éducation et de la santé,
non-remplacement massif de fonctionnaires...
Autant d'attaques qui remettent en cause les
conquêtes sociales des travailleurs et des
jeunes. Le gouvernement cherche à nous faire
travailler toujours plus, plus longtemps,
pour un salaire de misère !
Dans le même temps, le gouvernement
débloque 360 milliards d'euros pour sauver
les banques et 186 milliards d'euros sur cinq
ans dont 39 milliards pour 2009 pour le
budget de la défense.
Alors qu'il a supprimé plus de 50 000
postes dans l'éducation nationale en 4 ans et
qu'il s'apprête à en supprimer encore
davantage, alors qu'il compte supprimer 6 000
postes et ramener le nombre d'hôpitaux de 37
à 12 à l'Assistance Publique – Hôpitaux
de Paris, le gouvernement va recruter 15 000
nouveaux soldats par an dans les prochaines
années.
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Ce véritable effort de guerre,
s'est déjà traduit par une augmentation du
nombre de soldats français en Afghanistan, où
le contingent français a récemment été porté
à 4 000.
Cette guerre a déjà fait 11 000 civils
morts en neuf ans. Voilà le bilan d'une
guerre menée pour contrôler les ressources
minières et naturelles et pour se partager le
juteux marché de la reconstruction.
Alors que les licenciements se
multiplient, que plus de 400 000 chômeurs
arrivent en fin de droits, le gouvernement
prétend régler la crise à coup de missiles ?
Et il n'y aurait pas d'argent ? Voilà ce que
nous pourrions faire avec ces milliards !
L'argent existe pour garantir les
retraites par répartition, pour faire
embaucher davantage d'enseignants et de
personnels hospitalier, mais pour cela il
faut exiger le retrait immédiat des troupes
françaises d'Afghanistan.
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