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Retour aux déclarations et communiqué de 2011
Déclaration du Groupe Socialiste Internationaliste pour la Reconstruction de la Quatrième Internationale.

Crise capitaliste ?
Ni rigueur, ni austérité : annulation de la dette !

Le G20(1) s'est réuni à Cannes les 3 et 4 novembre 2011. Encore une fois, on a assisté au numéro d'illusionniste à propos de la supposée lutte contre les « paradis fiscaux ». Toutefois, l'essentiel était dans la détermination affichée par Obama, Merkel, Sarkozy et les autres, détermination à soumettre les travailleurs et la jeunesse aux exigences des capitalistes sous prétexte de lutte contre la « dette publique ».

Aussi, le G20, le Fond monétaire international (FMI), l'Union européenne (UE) et la Banque centrale européenne (BCE) ont fait bloc pour imposer aux travailleurs grecs le plan inique et scandaleux de régression économique et sociale qui sert de référence pour généraliser l'austérité brutale à l'ensemble de l'Europe.

Concernant la France, N. Sarkozy s'était déjà prononcé le 27 octobre, à l'issue d'un sommet européen qui avait vu G. Papandréou, le Premier ministre de la Grèce (et président de l'internationale « socialiste ») approuver les conditions imposées aux travailleurs de son pays.

Sarkozy avait alors souligné qu'en matière fiscale, la convergence avec l'Allemagne devient désormais un principe. En conséquence, les bourgeoisies des deux pays vont choisir dans les deux régimes ce qui leur est le plus favorable, et donc ce qui sera le plus défavorable aux travailleurs des deux pays. Depuis, Sarkozy brandit l'épouvantail en répétant à qui veut l'entendre qu'il « n'est pas question que la France perde son triple A ». Le G20, qu'il préside, devait enfoncer le clou, rendre l'orientation irréversible.

Aussi, dès le lendemain du G20, le samedi 5, le Premier ministre, F. Fillon, a pour sa part prévenu : « L'heure de vérité a sonné. Il n'est pas utile de s'en prendre aux agences de notation, aux banquiers, aux spéculateurs ou à je ne sais quel bouc émissaire. […] Il n'y a pas d'autre recette pour réduire l'endettement que de réduire la dépense », et d’ajouter que le budget 2012 sera « l'un des budgets les plus rigoureux que la France ait connu depuis 1945 ».

Déjà cet été, trois lois de finance rectificatives au budget 2011 ont été votées. Trois textes qui visent à apporter la caution de l'Etat aux activités spéculatives et parasitaires des capitalistes et à faire supporter leurs pertes par les travailleurs et les jeunes ! Lundi 7 novembre, F. Fillon a persisté dans cette voie en annonçant de nouvelles mesures d'austérité pour 2012.

Les principales mesures contre les travailleurs

Que l'on parle de rigueur ou d'austérité, c'est du pareil au même. Les mesures annoncées lundi sous le vocable à peine assumé de « rigueur » frappent avant tout les travailleurs, les jeunes, les ménages modestes pour lesquels c'est l'austérité qui s'aggrave.

Sans revenir sur les annonces antérieures au 7 novembre, déjà en elles-mêmes scandaleuses, la première mesure concerne la hausse de la TVA qui passerait de 5,5 à 7% (le taux réduit allemand). Tous les produits de consommation courante, les produits alimentaires de base taxés à 5,5% ont donc vocation à passer, tôt ou tard, à 7%. Or la TVA est un impôt injuste car il touche tout le monde de la même façon quelque soient les revenus et donc il pèse plus lourdement sur les plus pauvres.

Les prestations sociales ne seraient relevées que de 1% en 2012, quelle que soit la hausse des prix. Or, en octobre 2011, selon l'INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques), sur douze mois ceux-ci ont augmenté de 2,3% ! Le Premier ministre peut bien prétendre que les « minima sociaux » ne seront pas concernés, les ménages les plus précaires seraient de toutes façons les premiers touchés par une perte nette des revenus de complément.

Le gel du barème de l'impôt sur le revenu pendant deux ans aboutirait à augmenter l'impôt acquitté par les revenus faibles et moyens : combien de travailleurs ou de retraités non imposables le deviendraient et, en conséquence, seraient privés de certaines prestations sociales liées à la non-imposition ?

Ajoutons 500 millions d'Euros d'économie supplémentaires sur le dos des services publics ce qui fait dire à Fillon que la masse salariale de l'Etat va baisser... pour la première fois depuis 1945. Qu'est-ce que cela signifie, quand on sait que le remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite a fait « économiser » à l'Etat ces dernières années... 500 millions par ans ? Faut-il en conclure... que 500 millions d'économies supplémentaires feraient qu'aucun fonctionnaire partant à la retraite ne serait remplacé ?

F. Fillon a par ailleurs menacé : gare aux collectivités locales (régions, départements, communes, etc.) qui ne prendraient pas les mêmes mesures ! Gare aux hôpitaux publics déjà étranglés par les emprunts toxiques et les partenariats « public-privé » !

Venons-en à la mesure la plus brutale qui montre bien à quoi le gouvernement veut en venir : l'accélération de la mise en œuvre de la contre-réforme des retraites. Après la mesure inique, passée par décret en juillet, qui impose l'ajout d'un trimestre de cotisation pour obtenir une pension complète, c'est l'avancement de la date d'entrée en vigueur de l'âge légal de départ à 62 ans en 2017 au lieu de 2018, idem pour le recul de 65 à 67 ans de l'âge pour obtenir une pension sans décote.

Car il faut le rappeler, depuis la contre-réforme Juppé en 1995, l'Etat dispose à sa guise du budget de la Sécurité sociale, santé et retraite essentiellement, à travers un projet de loi de financement spécifique (le « PLFSS », projet de loi de financement de la sécurité sociale). Ainsi, encore une fois, l'Etat fait des économies sur le budget de la protection sociale pendant qu'il met sur la table de quoi « rassurer » les banques et éponger leurs pertes.

Rigueur ou austérité ?

« Il n'est pas utile de s'en prendre aux agences de notations » dit Fillon, mais pourtant, n'est-ce pas l'agence Moody's qui s'est permise, dans le même temps, d'exiger le relèvement du plafond de la dette des USA et de mettre sous surveillance la note française sous réserve d'une accélération de la contre-réforme des retraites ? Rappelons que le gouvernement Sarkozy-Fillon avait reconnu le 24 août - à l'occasion d'un discours prononcé par le Premier ministre - l'objet réel de la contre-réforme de 2010 « dont on ne dira jamais assez l’importance qu’elle a eue dans la confiance qui est celle des investisseurs aujourd’hui dans l’économie française ».

Reprenons. Le budget de 2011 prévoyait déjà de ramener le déficit de 147 à 100 milliard, soit une réduction de 47 milliards. Le gouvernement Sarkozy-Fillon annonce comme « intangible » l'objectif de revenir à l'équilibre en 2016, soit en 4 ans, 100 milliards de moins, axés essentiellement sur des baisses de dépenses !

Précisons. Sauf à taxer les plus bas revenus et les « mutuelles », le gouvernement Sarkozy-Fillon-Lagarde cherche à éviter toute hausse des impôts pour les plus riches, il anticipe même globalement une baisse des « recettes fiscales ». Ainsi l'objectif gouvernemental de « croissance » du PIB (Produit intérieur brut, la richesse créée dans l'année) de 1,75% en 2012 a été ramené à 1%. Puis, dès le 10 novembre, la Commission européenne l'a réduit à seulement 0,6%...

Ceci, alors que de nombreux économistes considèrent que l'application concertée de plans d'austérité à tous les pays de l'UE va en réalité déclencher une récession à l'échelle du continent. Le chômage va exploser, les recettes fiscales vont diminuer, ce qui provoquera un nouveau train de « mesures d'économies »... comme en Grèce !

Ceci alors que, pour ne prendre qu'un exemple, l'« amendement Copé » du nom de l'actuel secrétaire général de l'UMP (Union pour un mouvement populaire, le parti néo-gaulliste), ministre délégué au budget en 2004, amendement portant sur l'exonération d'impôts des « plus-values de cession de filiales » a coûté à l'Etat 20,5 milliards pour les seuls exercices 2008 et 2009, soit le tiers de l'impôt sur les sociétés ! Sans compter que les sociétés cotées au CAC-40 (l'indice de la bourse de Paris) sont réputées ne pas payer d'impôts en France, ou si peu...

Les annonces de Fillon vont donner lieu à un projet de loi rectificatif d'un budget 2012... qui est toujours en discussion au parlement ! Au demeurant, il faut bien comprendre que les mesures annoncées le 7 posent en réalité les bases d'une offensive encore plus grande, tant l'UE est attachée au dogme des critères de convergence qui ont été imposés dans le traité de Maastricht à tous les états qui ont rejoint l'Euro.

Parmi ces principes dogmatiques, il y a les 3% maximum de déficit public annuel qui ont volé en éclat lorsqu'il fut question de sauver les banques en 2008. Pour revenir aux 3% - et se remettre en capacité de voler à nouveau au secours des spéculateurs - le gouvernement entend bien imposer la régression économique et sociale.

Le plan dévoilé le 7 novembre n'est donc que l'amorce d'une attaque de grande envergure qui vise au démantèlement pur et simple et la privatisation de toute la protection sociale et de tous les services publics.

C'est l'amorce d'une attaque sans précédent contre les travailleurs, les chômeurs, les retraités, les jeunes et même les petits pêcheurs et paysans, commerçants et artisans, à l'instar de la Grèce.

La dette est illégitime !

Les gouvernements successifs n'ont pas fait preuve « d'angélisme » vis-à-vis des capitalistes et des spéculateurs, les gouvernements ne se sont pas « trompé », ils n’ont pas « été trompés », ils n'ont même pas fait preuve de « laxisme » : au contraire, ils ont été les complices de ceux qui tiennent entre leurs mains les commandes d'un système économique parasitaire. Ils les ont assurés de l'impunité, mais plus encore, ils ont accouru à leur secours en déversant des centaines de milliards de notre argent dans leurs poches.

Ce gouvernement compte bien aller plus loin dans la même voie en réalisant le rêve de ceux qui, dès 1945, avaient clamé leur intention ferme de reprendre tout ce qu'ils avaient dû concéder aux travailleurs.

Quand F. Fillon parle du « déficit budgétaire » du pays depuis 1975, il « oublie » que cela coïncide avec l'obligation que c'est imposé l'Etat d'emprunter sur les marchés financier afin de les alimenter toujours plus et de drainer vers eux toutes les ressources, à commencer de celles qui permettent d'assurer la protection sociale.

L'Etat vache à lait des capitalistes, des spéculateurs, via l'endettement public et les commandes de l'Etat est une constante de longue date : déjà K. Marx y faisait référence dans Les luttes de classe en France (1850) : « Donc, sans bouleversement complet de l'État français, pas de bouleversement du budget public français. Avec ce budget public, nécessité de l'endettement de l'État, et, avec l'endettement de l'État, nécessité de la domination du commerce, des dettes publiques, des créanciers de l'État, des banquiers, des marchands d'argent, des loups-cerviers. ».

Les plus riches, en revenus et en patrimoine, paient en réalité de moins en moins d'impôts et, de plus, ils prêtent à l'Etat à des taux exorbitants : pourquoi cela s'arrêterait-il ? En 2012, ils vont encaisser 49 milliards d'euros. Ils sont le second budget de l'Etat, ses très chères « bonnes œuvres ». C'est bien pourquoi, F. Fillon ne veut pas de désendettement, il veut « simplement » se servir de l'arme de la dette, de la menace des capitalistes pour en finir purement et simplement avec tous les acquis ouvriers depuis 1945 !

Comment expliquer, sinon, que tous les plans d'austérité adoptés en Europe mettent en bonne place la réduction du nombre des fonctionnaires, le recul de l'âge de départ à la retraite et... la fin des métiers réglementés (coiffeurs, chauffeurs de taxis, etc.), c'est à dire en fin de compte la baisse programmée des salaires des travailleurs, des pensions des retraités et même les revenus des petits commerçants et artisans pour le plus grand profit des monopoles capitalistes ? Pourquoi les budgets de défense, les achats d'armements, sont-ils si peu concernés ?

La « collaboration » des bureaucraties syndicales et de la « gauche » institutionnelle !

A l'instigation de Sarkozy, la Confédération syndicale internationale (CSI) était présente au G20 de Cannes, de même que la Confédération européenne des syndicats (CES). J.-C. Mailly (Force Ouvrière, FO) et F. Chérèque (Confédération française démocratique du travail, CFDT), sont allés au G20. B. Thibault (Confédération générale du travail, CGT), lui, a décliné l'invitation : « je ne me prêterai pas à cet exercice en laissant à la délégation syndicale de la CSI le soin de porter les revendications communes à l'ensemble du mouvement syndical international et que nous partageons. Pour la CGT, les questions sociales dans le cadre du G20 ne peuvent être traitées dans le cadre d'une confrontation franco-française » (la NVO du 4 au 17 novembre 2011).

En conséquence, la CSI, à laquelle B. Thibault « laisse le soin de porter les revendications (...) que nous partageons » a signé une scandaleuse déclaration commune avec le patronat du « B20 » (Business 20) qui affirme que « l’accent doit désormais être mis sur la constitution d’un environnement propice aux entreprises et à la création d’emplois ». Une déclaration dont le Blog social du Monde nous précise qu'elle « a été directement parrainée par Mme Parisot (du MEDEF, le patronat français, NDLR) et par les secrétaires généraux de la CFDT et de FO, François Chérèque et Jean-Claude Mailly. ». Une déclaration que B. Thibault s'est bien gardé de dénoncer.

Pourtant, après l'annonce de F. Fillon, le secrétaire général de la CGT rappelle que 170 milliards sont versés « aux entreprises » à l'échelle de tout le pays, au titre de l'aide à l'emploi, quelle que soit la courbe du chômage. Bien. Et après ? Il commente : « j’ai eu un coup de téléphone à 11H54 de la part du ministre du Travail pour me préciser ce qu’allait être la nature des annonces du Premier ministre à partir de 12H00 ». Selon lui, « cela marque tout simplement la conception qu’a le gouvernement actuel du dialogue social avec les représentants des salariés » (http://www.cgt.fr/Un-nouveau-plan-inacceptable-et.html).

Est-ce un hasard si F. Chérèque rappelle, pour sa part, qu'il avait proposé en août dernier « un sommet social pour qu'il y ait un dialogue social sur ces mesures », mais « le gouvernement me l'a refusé ». Il déplore : « Je me demande où est le débat social actuellement sur les mesures que le gouvernement français a prises sur son plan de rigueur ». Conclusion : il faut « tirer les leçons de ce qui vient de se passer en Grèce, c'est-à-dire du manque de débat démocratique » ! (France Inter, le 7 novembre 2011).

La volonté des instances politiques organisant le G20 d'y faire participer les syndicats est révélatrice d'une détermination à les intégrer aux institutions capitalistes et à l'appareil d'Etat : voilà la véritable nature de ce que Thibault, Chérèque est consort appellent le dialogue social.

Pourtant, la gravité de l'attaque impose une orientation qui rompt avec le « dialogue social » et mette en œuvre une toute autre orientation qui fasse que l'unité se réalise pour l'abandon des « plans Fillon », par un appel à la grève générale, pas à « des journées d'actions ». Tous les travailleurs comprennent cela : il faut porter un coup d'arrêt à cette politique !

Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA), le Parti de gauche (PG), le Parti communiste français (PCF), comme la CGT et Solidaires, quand ils appellent à faire un « audit citoyen » de la dette font fausse route. Il n'y a pas de dette publique légitime ! Les travailleurs, les jeunes ont déjà payé la dette et ses intérêts par le chômage, la précarité, la déqualification, les bas salaires, les pensions minables et la liquidation des bourses d'études. La dette publique, celles de l'Etat, des collectivités locales, des hôpitaux, de la sécurité sociale doivent être purement et simplement annulées.

Pour une sortie ouvrière à la crise capitaliste

La seule façon de mettre un coup d'arrêt à cette spirale qui enfonce les travailleurs et la jeunesse dans la précarité, la pauvreté, la misère, c'est l'annulation pure et simple de la dette. Cette question, de plus en plus de travailleurs se la posent, et pas seulement en Grèce, en France même ! Pourquoi, les directions des confédérations syndicales et de leurs « satellites » n'appellent elle pas à une telle mobilisation pour l'annulation pure et simple de la dette ?

Dans ce contexte, le « front de lutte », initié par le Front de gauche, a-t-il vocation à rassembler largement les travailleurs et la jeunesse pour mettre un coup d'arrêt à cette politique ? Poser la question, c'est y répondre : la crise politique et institutionnelle qui s'est aggravée après la bataille de 2010 pour défendre les retraites fait que les directions des confédérations, des partis de « gauche » et même d'extrême gauche se rapprochent pour enfermer toutes tentatives de mobilisation vers la grève générale dans le jeu institutionnel, vers les élections de 2012, présidentielle et législatives !

Alors que la colère monte et que l'exigence de l'annulation de la dette devient une exigence de plus largement reprise, l'objectif ne doit pas être d'attendre un hypothétique changement de politique en portant le Parti socialiste (PS) au pouvoir, car, en définitive, c'est de cela qu'il s'agit. Le tournant qui a fait du PS un parti bourgeois est intervenu il y a bien longtemps et il ne faut pas attendre de lui la moindre velléité de rupture avec le capitalisme.

Non, l'objectif est de dégager, maintenant, tout de suite, les obstacles à la grève générale pour mettre un coup d'arrêt maintenant, tout de suite, à cette politique par la grève générale pour l'annulation pure et simple de la dette.

Les banques, assurances et institutions financières doivent être nationalisées sous contrôle ouvrier sans la moindre indemnité. Les retraites doivent être garanties, les fonds de pension par capitalisation doivent être nationalisés. Tous les comptes des entreprises doivent être publics, à commencer par les opérations « hors bilan » qui masquent l'essentiel des activités spéculatives.

Les travailleurs doivent savoir ce que les gouvernements se disent et signent dans leur dos pour mieux les exploiter et les opprimer : la diplomatie secrète doit être abolie, tous les traités doivent être publiés : honte à ces gouvernement, et dehors ces gouvernements qui ne daignent consulter les peuples qu'à la condition d'être surs de leur approbation, honte à ceux qui ont humilié le peuple grec en lui refusant toute expression souveraine !

L'issue est désormais, en France mais aussi dans chaque pays de l'Union européenne, la grève générale, la grève générale européenne pour en finir avec cette politique, pour en finir avec ces gouvernements, pour un gouvernement pour et par les travailleurs, pour une Europe des travailleurs, pour les Etats-Unis Socialistes d'Europe débarrassée de l'oppression.

À Paris, le 12 novembre 2011


(1) Le G20 réunit, autour des 7 puissances impérialistes, 12 des principales économies du monde, plus l'UE en tant que telle.
Ces pays représentent 2/3 de la population, 85% du commerce et 90% du PIB du monde.

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