| Une fois de plus les travailleurs et les
peuples indigènes de Bolivie occupent les
rues de La Paz au cours d'une journée de
mobilisation pour la nationalisation du gaz,
pour l'unité territoriale du pays et contre
le gouvernement pro-impérialiste de Carlos
Mesa. La lutte contre la privatisation du gaz
avait déjà provoqué la chute du précédent
président et pourtant le gouvernement actuel
continue les mêmes politiques de soumission à
l'impérialisme qui favorisent les
multinationales au détriment du peuple
bolivien.
La lutte contre le fait que le gaz
bolivien soit bradé aux multinationales est
la même que celle que nous menons ici au
Brésil contre les autorisations délivrées par
le gouvernement Lula, lequel est en train de
livrer le pétrole de notre pays aux
multinationales. Paradoxalement, la
revendication de la nationalisation du gaz de
la part du peuple bolivien s'affronte
directement avec les intérêts de Petrobras
qui s'est approprié la plus grande partie des
réserves de gaz de ce pays et qui est
aujourd'hui la plus grande multinationale
opérant en Bolivie. De la même manière il y a
une importante présence du capital brésilien
parmi les grands producteurs de soja de la
région de Santa Cruz de la Sierra qui fait
actuellement pression pour obtenir son
autonomie, et menace ainsi le territoire
bolivien d'éclatement. Dans cette lutte les
travailleurs brésiliens, et ceux de toute
l'Amérique Latine, sont dans le même camp :
celui des travailleurs et des peuples
indigènes de Bolivie. C'est la raison pour
laquelle nous nous joignons à leur
revendication de nationalisation du gaz (avec
annulation intégrale des concessions et des
contrats passés avec Petrobras), de défense
de l'unité territoriale de la Bolivie et
contre le gouvernement pro-impérialiste de
Carlos Mesa.
Brasilia, le 31 mai 2005.
Coordination nationale de
lutte (CONLUTAS).
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