| Selon lui, le première
leçon à tirer est celle du mensonge
défendu par la bourgeoisie, c'est à dire le
triomphe du capitalisme.
« On comprend et on apprend chaque jour un
peu plus avec les leçons de l'histoire et les
luttes des peuples.
Ce siècle a commencé comme s'il avait été
le siècle de la victoire finale du
capitalisme. Tout le monde affirmait que le
socialisme était mort. Mais le capitalisme ne
peut exister qu'avec une grande offensive
réactionnaire sur les peuples et les
travailleurs. Cette offensive réveille la
contre-offensive des masses et provoque des
révolutions partout dans le monde ».
Valerio a cité l'exemple de l'Irak : «
Regardez la-bas, quand Bush a envahi l'Irak
il n'imaginait même pas le bourbier dans
lequel il allait s'enfoncer » - et il a
conclu - « la réponse que Bush reçoit en ce
moment en Irak, c'est la réponse qu'il doit
recevoir dans tous les continents ».
Pour lui, la préservation de l'ordre
impérialiste se traduit par plus de guerres,
et de privatisations et il a ajouté « l'ordre
capitaliste se maintient, mais cela a un
coût, c'est à dire de plus en plus de
souffrance pour l'humanité ».
Le seconde
leçon porte sur les récentes
révolutions en Amérique Latine, comme en
Argentine, en Bolivie et en Equateur. En se
référant aux présidents qui ont été renversés
par l'action des masses dans ces pays,
Valério a déclaré : « Ceux qui se sont
associés à l'impérialisme ont compris ce
qu'était la force des masses en lutte.
Néanmoins, s'il est vrai que la vague
révolutionnaire a renversé des gouvernements,
il est également vrai qu'il faut chercher une
solution ». Pour lui, les masses insurgées
n'ont pas été capables de construire leurs
organismes d'action directe et elles n'ont
pas été capables de poser la question du
pouvoir. Valério a rejeté les solutions qui
se situent à l'intérieur du capitalisme,
représentées par des gouvernements comme ceux
de Evo Morales et Hugo Chavez: « Dans le
cadre du capitalisme, les conditions pour
construire des solutions de développement qui
répondent aux besoins des pauvres n'existent
pas. Ce n'est pas possible de construire une
telle alternative, ni dans les Andes ni à
Caracas ».
Valério a fait référence à
l'expérience des masses avec la démocratie
des riches, en disant qu'il s'agit de la
troisième leçon
que les masses doivent tirer. Il a mis en
avant, en particulier, l'expérience des
travailleurs brésiliens avec la démocratie
bourgeoise : « Lors des 20 dernières années,
Lula, le PT et la CUT ont dit aux
travailleurs : « Acceptez les limites de
l'ordre établi, respectez les règles du jeu.
Un jour nous gagnerons les élections. Il n'y
a pas besoin d'aller à l'affrontement ». La
classe ouvrière leur a fait confiance et a
attendu. En 2002 Lula a gagné les élections.
Qu'ont vu alors les travailleurs ? Ils ont vu
que le gouvernement Lula envoyait des troupes
en Haïti et détruisait les droits que FHC
[Fernando Henrique Cardoso, président du
Brésil avant Lula. FHC est membre du PSDB, le
principal parti de la bourgeoisie au Brésil
(NdT)] n'était pas arrivé à détruire ».
Valério a souligné que le PT a même hérité
de la corruption propre à la bourgeoisie : «
Ce que les travailleurs ont vu c'est la
faculté des dirigeants du PT à accepter
l'argent des chefs d'entreprises pour acheter
des propriétés privées sur les plages des
riches de la côte nord de São Paulo. Ils les
ont vus se réunir avec la bourgeoisie dans
des bordels ».
Finalement, Valério a abordé la quatrième leçon : c'est
à dire la nécessité de construire des
instruments de lutte pour renverser le
capitalisme. « Nous avons appris qu'il faut
avancer dans la réorganisation des
travailleurs. C'est la dernière leçon que
devons tirer de ces dernières années ». Pour
lui, la CUT, qui est alliée au gouvernement,
est un obstacle pour les luttes et il doit
être surmonter. « La CUT est comme une prison
pour les syndicats, une prison pour ceux qui
veulent lutter pour leurs droits ». Il a
défendu la construction de quelque chose de
nouveau, d'une nouvelle organisation pour
diriger l'action des travailleurs et
surmonter l'obstacle de la CUT.
Valério a lancé un appel vers ceux qui ont
encore des doutes quant à la construction de
quelque chose de nouveau, d'une alternative,
ceux, qui pour cette raison, se trouvent
toujours à l'intérieur de la CUT : « Les
dirigeants de la gauche de la CUT ne peuvent
plus continuer ainsi, ou ils se rangent du
côté des travailleurs, ou bien ils se rangent
du côté du gouvernement. Il n'y a pas de
moyen terme. Il doivent détruire les
fondations de la CUT. Les syndicats n'ont pas
été construits pour défendre le Ministère du
Travail, ils ont été créés pour défendre ceux
qui vivent de leur travail ».
Il a également répondu aux syndicalistes
qui émettent des doutes quant au fait de
construire une alternative et qui croient que
construire une nouvelle organisation est une
position sectaire. « Certains camarades
disent que construire une nouvelle centrale
syndicale n'est possible qu'après une grande
vague de luttes. Or, la construction d'une
nouvelle organisation est justement le levier
nécessaire pour cette vague de luttes ». Et
il a conclu en disant qu'il fallait préparer
une point d'appui et lutter contre les
réformes néolibérales : « Nous appelons tous
ceux qui sont restés au milieu du chemin, à
faire un pas en avant et à nous rejoindre
».
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