Camarades, nous sommes en
train de vivre un processus historique dans
le mouvement étudiant secondaire depuis la «
révolution des pingouins » qui s'est déroulée
en 2000. En effet, nous avons enfin dépassé
l'atomisation de nos organisations et nous
nous sommes unifiés dans l'Assemblée de
Coordination de l'Enseignement Secondaire
(ACES). Nous pensons qu'il s'agit d'une
grande victoire, mais il faut aller encore
plus loin.
Cela fait plusieurs semaines que nous
sommes mobilisés et nous effectuons
actuellement des occupations et des grèves
qui nous mettent devant d'importants défis.
Ces actions sont des tactiques justes pour
faire pression sur le gouvernement allié au
patronat afin de faire aboutir nos
revendications. Nous revendiquons les grèves
et les occupations, qui doivent se
transformer en un « front unique de mobilisation
pour la défense de l'éducation »
de toutes les organisations en lutte
regroupant les professeurs, personnels et
étudiants, du public comme du privé. Ce front
doit mettre à bas la LOCE (Loi Organique
Constitutionnelle de l'Enseignement).
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Nous devons suivre l'exemple
de nos frères de classe français, qui, grâce
à leur mobilisation, ont empêché
l'application du CPE qui consacrait
l'exploitation de la jeunesse. Pour cela, il
faut que tous les lycées technico-industriels
se joignent aux mobilisations. En effet la
loi qui a été approuvée récemment, légitime
l'exploitation grâce à la mise en place de
sous-contrats. Nous appelons aussi tous les
étudiants des universités à se joindre à
nous, car ils sont également touchés par la
LOCE. Cette loi a légitimé, à travers
l'accord Confech-Mineduc de l'année dernière,
le financement privé de l'enseignement. Dans
la même logique, le « tarif de référence »,
ne recouvre pas 100% des dépenses des études.
C'est pourquoi nous disons : à bas l'accord
Confech-Mineduc !
Seule la
mobilisation permanente dans les rues pourra
faire aboutir nos revendications et arracher
l'éducation publique des mains des intérêts
capitalistes. Nous devons préparer activement
cette lutte, car la bourgeoisie et son
gouvernement veulent nous réprimer
férocement, comme le confirme la déclaration
du ministre de l'intérieur, A. Zaldivar : «
le président de la commission éducation de
l'Association Chilienne des Municipalités,
Pablo Zalaquett, a demandé aux maires de
prendre leur responsabilités et de stopper la
vague d'occupations et de paralysations
étudiantes dans les lycées publics de la
capitale. Cela inclut de prendre des mesures
de répression contre les enseignants qui
incitent leurs élèves à participer à la
mobilisation » (24/05/06).
Nous ne devons donc
avoir aucune confiance en ce gouvernement qui
légifère contre nous.
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