| « Entre l'Europe et
l'Amérique, il n'y a que des poussières et on
ne construit pas des Etats sur des
poussières » (Ch. de Gaulle en réponse à
A. Césaire, en mars 1964).
Cette citation montre avec quel mépris
l'impérialisme français traite depuis
toujours les peuples de ses colonies et
semi-colonies.
Après la Seconde guerre mondiale,
l'impérialisme français a été contraint de
tenir compte de la montée révolutionnaire à
l'échelle du monde et de la modification des
rapports de forces entre les puissances
impérialistes. Ces deux éléments ont aboutit
à ce qu'il est convenu d'appeler la
"décolonisation".
Le point culminant de ce processus, pour
l'impérialisme français, se situe en Algérie
où, au terme d'une salle guerre meurtrière,
il a dû reconnaitre l'indépendance du pays
tout en tentant d'y garder une influence
décisive.
Au demeurant, la négation du droit des
peuples des dernières colonies à disposer
d'eux-mêmes constitue une constante de la
politique des capitalistes et de leurs
représentants politiques de droite comme de
"gauche", de De Gaulle à Sarkozy.
Cependant, la revendication nationale
reste vive dans les dernières colonies de
l'impérialisme français où l'oppression
coloniale aiguise la lutte des classes.
De la grève générale de Guadeloupe et de
Martinique, à l'hiver 2009, aux affrontements
de Nouvelle Calédonie, quelques mois plus
tard, on voit une volonté réaffirmée de
l'Etat colonial de tromper et de réprimer
brutalement les travailleurs, et de nier les
revendications nationales des peuples
opprimés.
L'Etat colonial s'efforce de maintenir les
privilèges de la bourgeoisie coloniale
garante de la présence sur place de
l'impérialisme français.
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