| Sao Paulo, 10/11/2010
Chers camarades de la direction du GSI:
Nous vous écrivons étant donné
l'importance de la situation qu'il y a
aujourd'hui en France, avec toute son
importance historique dans la lutte ouvrière
internationale, à un moment où se mènent de
grandes luttes ouvrières contre l'offensive
du capital. C'est pourquoi l'attention de
l'avant-garde ouvrière du monde entier est
aujourd'hui tournée vers la France et
l'Europe. De même au sein des sections de la
LIT où l'on accompagne aussi chaque moment de
la lutte de classes là-bas.
Nous, de la direction du LIT, voulons
faire ce qui est à notre portée pour vous
aider dans l'orientation politique et la
construction dans une réalité aussi
importante et complexe que celle qui se
développe en France depuis la montée des
luttes contre les réformes de Sarkozy.
L'indignation laissée par l'approbation des
premières mesures par le sénat tend à
manifester de nouvelles montées bien plus tôt
que tard.
Partant de cela, d'abord, bien que ils
nous arrivent vos journaux et vos tracts,
nous voulons savoir si vous avez produit dans
les derniers temps un quelconque matériel
interne, définissant les stratégies pour la
période, ou bien des documents nationaux de
congrès ou d'un autre type. Et aussi si vous
avez des circulaires ou des bulletins
internes qui les définissent, parce qu'à
nous, ils n'arrivent pas ce type de matériel
de votre part. S'ils existent, nous nous
engageons à les lire dès que nous les
recevrions et vous donner un avis à leur
sujet le plus tôt possible.
Étant donné cette préoccupation de suivre
de près la réalité et l'intervention de la
LIT en France, nous sommes disposés à envoyer
des dirigeants de la LIT, de membres du CEI
ou de directions nationales en France si vous
avez prévu des congrès ou des réunions de
direction nationale qui vont évaluer la
situation.
De loin nous imaginons les occasions de
construction qui apparaissent dans une
réalité comme la française aujourd'hui.
Comment vous faite pour vous développer ? La
construction du GSI a avancé ? Dans quelle
lutte et secteurs vous intervenez, avec quel
résultat ?
Dans la LIT nous avons envoyé des cadres
politiques pour aller militer dans une série
de pays où nos sections ont besoin de
renforcement ou d'aide face à des réalités
qui l'exigent, comme le Vénézuéla,
l'Argentine, l'Espagne, les USA, la Bolivie,
etc. Et nous sommes disposés également à
déplacer des cadres pour aller militer avec
vous et renforcer la construction de la LIT
en France, nous voulons savoir votre opinion
sur cette possibilité.
Sur la réalité française, sur la base des
nouvelles de la presse bourgeoise et des
organisations de gauche, ainsi que sur les
informations apportées par les camarades du
PSTU envoyés par Conlutas qui ont voyagé en
France, ils nous semble qu'il y a un riche
processus de réorganisation dans le mouvement
des masses exprimé soit par les ruptures des
centrales et des grands syndicats, soit dans
leurs oppositions internes et qu'une
expression de cela a été le manifeste pour la
grève générale de comités d'entreprise et de
militants de plusieurs centrales (les
450).
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Nous voulons connaître votre
avis sur cette caractérisation, puisque dans
votre presse on ne donne pas tant
d'importance à ce processus et qu'il n'y a
pas une analyse détaillée des organisations.
Nous voyons que vous les traitez comme un
seul processus sur la base de l'évaluation de
leurs directions, par exemple la CGT, comme
si elle était tout un bloc sans différence.
Nous ne vous avons pas vu jusqu'à présent
formuler une politique d’exigences et
de dénonciations en direction des centrales
bureaucratiques. S'il en est ainsi, il serait
important d'étudier l'exemple du PRT
espagnol. Notre politique en Espagne a donné
un bon résultat en construisant un pôle de
classe à partir du manifeste « il faut leur
bloquer les pied », qui a appelé à prendre
part de la grève générale convoquée par CCOO
et UGT, et critiquait en même temps durement
les directions bureaucratiques de ces
dernières. On les a appelé à fortifier le
pôle alternatif au niveau national, en ayant
effectué une marche de milliers de
travailleurs le 29 septembre.
Nous n'avons pas vu dans vos matériels si
vous faîtes quelque différence entre les
centrales majoritaires comme la CGT ou la
CFDT, dirigées par les bureaucraties
complètement liées à l'État et les partis
réformistes, et les syndicats minoritaires
comme les Sud-Solidaires, qui regroupent des
secteurs plus mobilisés et qui sont composés
de secteurs centristes et réformistes. Est-il
possible de construire un pôle de front
unique qui soit alternatif à la conduite
bureaucratique de la CGT, CFDT, etc.? Peut-on
organiser quelque chose comme la plate-forme
« il faut leur bloquer les pied » de Madrid
ou bien, est ce que Solidaires peut être ce
pôle?
Nous avons eu une information que nous
voulions clarifier avec vous : nous avons su
que vous aviez un camarade dans la direction
d'un syndicat étudiant SUD dans une
importante université et que vous avez eu la
politique que ce camarade quitte ce syndicat
pour faire partie d'un syndicat que vous
aviez déjà fondé et qui groupe à peine un
petit noyau d'activistes qui sont
l'avant-garde la plus radicalisée et proche
au parti. Est-ce vrai ? S'il en était ainsi,
quelle serait la raison de cette
politique?
Finalement, nous vous informons que la
tendance Claire du NPA a pris contact avec
nous en demandant une réunion à
l’occasion d'un de leur voyage en
Argentine ; ce contact ne s'est pas
concrétisé à cette occasion, mais nous avons
profité du voyage du camarade Didi et nous
avons fait récemment une réunion à Paris. Ils
font une partie d'un courant international
lié aux PTS argentin, la FT, bien qu'ils
aient des problèmes avec leur direction. Mais
il nous a paru important d'établir une
relation avec eux. Comment vous paraît ce
secteur? Voyez-vous des possibilités
d'avancer dans un travail et une discussion
avec eux?
Bon camarades, nous attendons votre
réponse
Salutations révolutionnaires
SI de la Lit-QI
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