| Camarades,
Depuis septembre 2010, une polémique s'est
développée entre la direction de la LIT-QI et
le GSI, section française de la LIT-QI, suite
au voyage en France de deux syndicalistes de
Conlutas, militants du PSTU, mandatés par la
direction de la LIT-QI.
Cette polémique importante, qui concerne
la construction de la LIT-QI en Europe et en
France, met à l'épreuve la direction
internationale et l'ensemble de la LIT-QI
dans leur capacité à œuvrer à la
reconstruction de la Quatrième
internationale.
A plusieurs reprises nous avons demandé
que le SI formule par écrit ses désaccords et
ses propositions, en vain.
A plusieurs reprises nous avons demandé
que cette polémique soit portée à la
connaissance de toute l'Internationale via la
publication au BII, en vain également, ce qui
constitue une rupture du centralisme
démocratique de la part du SI.
Nous avons donc décidé de rendre publique,
dans notre bulletin «
l’Internationaliste » du mois de mai,
notre position quant à la capitulation de la
section portugaise (Ruptura/FER) face à la
politique contre-révolutionnaire du Bloc de
Gauche (BE) dans lequel milite ladite
section.
En substance, Ruptura/FER continue à
militer dans une organisation, BE, dont les
dirigeants et parlementaires ont approuvé le
plan du FMI, de l'UE et de la BCE -plan qui
saigne les travailleurs grecs-, tout comme
ils ont approuvé l'intervention de l'OTAN en
Libye, contre la révolution arabe. Cette
capitulation constitue un des éléments
majeurs du désaccord.
Nous ne regrettons pas d'avoir rendu
publique notre position face à une telle
capitulation.
Nous soulignons qu'à ce jour la direction
de la LIT-QI, ne s'est toujours pas exprimée
à propos de la grave dérive de
Ruptura/FER.
Suite à la parution de notre bulletin de
mai, la décision du CEI de cesser tout
échange épistolaire avec nous nous a enfin
été communiquée, une décision - sans
précédent dans les annales de la LIT-QI -
portée à notre connaissance six semaines (six
!) après, puisqu'elle a été prise lors du CEI
de début avril.
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Insistons bien : cette décision
du CEI est antérieure de plus d'un mois à la
publication de notre article sur la section
portugaise...
Ce déni de nos droits nous a amenés à
considérer que nous étions déliés de nos
devoirs.
Aussi, l'Assemblée générale du GSI réunie
le 26 juin a décidé de transmettre aux
sections le dossier complet de cette
polémique.
Le dernier document concernant le X°
Congrès mondial reçu par nous a été le BDI
n°5 d’août...
Ensuite rien ! Rien pendant un
mois…, jusqu’au 10 septembre,
date à laquelle nous avons reçu la résolution
sur notre exclusion.
Les faits et leur chronologie nous ont
permis de comprendre que, en réalité, la
direction de la LIT-QI avait décidé de nous
expulser non seulement de la préparation du
X° Congrès mondial, mais de la LIT-QI tout
court.
Alors, le 10 septembre nous avons reçu
cette résolution, là encore avec un « retard
» de cinq semaines, puisqu’elle était
datée du 1er août. Une résolution de «
séparation » qui n'assume même pas ce qu'elle
est : une exclusion.
Une exclusion « motivée » par des
arguments qui, sous un prétexte moral, ne
constituent qu'une diversion destinée une
fois de plus à dresser un rideau de fumée
devant les yeux des militants de la
LIT-QI.
Qu'elle ait été approuvée par un CEI
élargi ne change rien : cette lamentable
diversion est mise en œuvre par le SI
pour ne pas avoir à argumenter sur le fond ni
avoir à tirer le bilan des politiques et
orientations menées, surtout en Europe.
Nous prenons donc acte de cette exclusion
et rendons publique cette résolution ainsi
que l'ensemble de la polémique.
Paris, le 18 septembre 2011
A l'unanimité des militants du GSI, réunis
en Assemblée générale.
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